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mercredi 19 juin 2013

Elric, tome 1 : Le trône de rubis

De Julien Blondel, Didier Poli, 
Robin Recht  et Jean Bastide

Empereur de l’antique île aux Dragons de Melniboné, Elric, albinos et malade, règne sur un peuple

plurimillénaire à la puissance héritée des dieux. Mais sa santé fragile l’oblige à user de drogues et de magie pour survivre. Son cousin Yyrkoon, qui méprise ces faiblesses, tente de remettre en cause sa légitimité à posséder le trône de rubis. Apprenant qu’une attaque de pirates sanguinaires se prépare, Elric saisit l’occasion pour tenter de restaurer son autorité. Il va révéler ainsi une personnalité complexe, mais aussi son allégeance aux sombres desseins d’Arioch, le plus puissant des Seigneurs du Chaos…


Que dire cette édition BD, dont j’ai lu il y a quelque temps déjà la version roman ?

Premièrement, la couverture est de toute beauté et annonce par ses couleurs un contenu que l’on devine sombre et sanglant.
Les dessins sont très réussi et mettent bien en valeur la décadence inhérente au peuple de Melniboné.
C’est plus que sombre, c’est violent, glauque, barbare et malsain. Bref, ce n’est pas absolument pas à mettre entre toute les mains.
En effet, les Melnibonéens se servant généralement des vaincus, qu’ils dépècent pour leurs invocations, cérémonies ou simplement leurs apéritifs, certains lecteurs pourraient être choqués.
Petit bonus à la fin du livre, les auteurs nous présentent les esquisses des personnages, de ce livre et des suivants, accompagnés de leurs commentaires.
Seul petit bémol au niveau de la présentation, la taille de la police qui n’est pas des plus lisible.


Les fans du roman retrouveront facilement leurs repères et l’univers d’Elric, l’anti-héros.
Ce roi d’un peuple de conquérants, ne vivant que pour la domination et le chaos, est faible physiquement et a une santé des plus fragiles fragile, ce qui va pas manquer d’attirer sur lui l’ire de son cousin qui convoite ardemment son trône.

Coté de l’intrique, c’est vraiment léger. Cela tient plus de la présentation de l’univers d’Elric, avec le peuple, les personnages principaux avec Elric et son cousin en tête.
C’est vrai que cette présentation est nécessaire mais cela n’en reste pas moins frustrant d’autant plus que l’on ne voit même pas sa prodigieuse épée en dehors des croquis des bonus.


Finalement, c’était une lecture intéressante mais je prendrais pas d’assaut la première FNAC pour me procurer le tome 2.

Je remercie Babélio et les éditions Glénat pour pour m'avoir envoyé ce livre à l'occasion du programme Masse Critique.

Voir aussi l'excellente critique de Plume.



                      
 

dimanche 20 janvier 2013

Nouveau printemps



De Robert Jordan

Vingt ans avant les événements de L'Oeil du monde, Moiraine n'est qu'une jeune femme qui va bientôt passer les épreuves pour devenir Aes Sedai. Mais les temps sont troublés. Au pied des murailles de la cité de Tar Valon, face aux armées ennemies, se dresse un défenseur hors du commun, un guerrier qui se bat avec le coeur d'un roi sans couronne. Les destins de cette magicienne et de cet homme d'armes se mêleront lorsque naîtra un enfant du destin, celui que certains augures désignent comme le sauveur tant attendu...

C'est avec grand plaisir que, grâce à Babelio, je peux découvrir une partie de l'univers de La roue du temps au travers de cette bande dessiné relatant les évènements antérieur de vingts ans à ceux de la série.
Les premiers tomes attendant encore bien sagement dans ma PAL, cela fait une excellente préquelle.

Niveau intrigue, cette introduction est assez classique dans le genre: un ordre de magiciens avec toute sortes de classes, de nombreuses races, une prophétie annonçant la naissance de l'élu que tout le monde recherche et qui va, en bien ou en mal, bouleverser l'équilibre du monde.
L'histoire tienne en haleine sans temps morts mais ne révolutionne pas les classiques du genre.

De plus, j'ai beaucoup apprécié l'aspect comics mais je regrette que la qualité ne soit pas constante au fil du livre. Je crois qu'il s'agit d'un changement de dessinateur et c'est fortement désagréable. 

Le glossaire, en fin de livre, bien que pas spécialement utile, est assez agréable et bien illustré.

De plus, je trouve que l'idée de présenter cette introduction sous forme de BD est bonne. En effet, sous la forme d'un roman, on se serait retrouvé, comme dans Dette d'Os de Terry Goodkind, avec un roman d'une centaine de pages au maximum et un peu déçu d'avoir payé aussi cher.

Au final, sans être le must de la fantasy à trouver dans la bibliothèque de tous, c'est une bonne introduction pour qui souhaiterais se lancer dans le cycle de La roue du temps
Quand à savoir si elle inciterait ou non à lire ou pas la série, je ne pense pas. Je l'ai d'avantage perçu comme un bonus.
Il serait à conseiller à ceux qui veulent lire la saga ou ceux qui l'ont déjà lu. Indépendamment de celle-ci, elle ne présente que peu d'intérêts.


Je remercie Babélio et les éditions La Milady pour pour m'avoir envoyé ce livre à l'occasion du programme Masse Critique.




lundi 23 avril 2012

Dos à la mer, tome 1 : Ouest


D'Olivier Berlion, Olivier Thomas, Bruno Pradelle et Antonin Varenne



Henri, soudeur aux Chantiers de l'Atlantique, à Saint Nazaire, déjeune, depuis vingt ans, dans le même restaurant. Sa table est réservée, face à la mer. Mais aujourd'hui, un homme vulgaire et une jeune fille à la beauté perdue y sont installés. Soudain, l'homme gifle la femme ! Henri se plante devant le malfrat qui lui balance illico un énorme coup de boule. Le couple s'enfuit, oubliant un téléphone portable. Henri n'a jamais eu de portable… Quand un accident survient au chantier, Henri porte le chapeau. Viré, le soudeur fouille le répertoire du portable de « Natacha ». Le nom de la femme... « Allô ? J'ai trouvé un téléphone. Le restaurant… la bagarre… » Commence alors la fuite à travers la France d'un couple improbable. L'ouvrier et l'ex-terroriste basque. Mille kilomètres. Deux kilos d'héroïne. Des truands et l’ETA. Marseille. L'horizon, si les balles ne les arrêtent pas. Le soudeur breton, devra lâcher son rocher, abandonner les bateaux en construction sur lesquels jamais il n'embarque. À ses côtés, une femme, qu'il ne connaît pas, pour qui il aura le courage dérisoire de devenir lui-même. Une offrande naïve, dans une cavale et une guerre d'intérêts qui le dépasse.



Intéressante association réunissant Olivier Berlion, Olivier Thomas, Bruno Pradelle et Antonin Varenne, dont c'est d'ailleurs une première.

L'intrigue met en scène deux personnages totalement opposés et qui vont faire route commune.
Henri mène une vie simple et morne en tant que soudeur sur un chantier naval. Sous ses allures d'ours bourru se devinent de profondes blessures liées à son enfance et qui limite sa vie sociale.
Vieux garçon, il déjeune depuis vingt ans dans le même bistrot, à la même table et écoutant les mêmes blagues pourries des poivrots habitués.
C'est dans ce cadre qu'il rencontre Natacha, jeune terroriste recherchée par l’ETA et qui travaille depuis peu pour le milieu.
A l'opposé d'Henri, elle cache, sous ses dehors fragiles et effacés, une femme forte et rebelle, prête à se battre pour arriver à ses fins.

Suite à une machination destiné à lui faire porter le chapeau à propos d'un accident lié à une mauvaise soudure, Henri est suspendu et son monde précaire s'écroule. Face à des tueurs, il se retrouve dos au mur (enfin à la mer), et il propose alors son aide à Natacha dans sa fuite.

La profondeur des personnages compensent le scénario un peu mince sur ce premier tome.
 
S'ajoute à cela le travail minutieux de Bruno Pradelle dont la mise en couleur ajoute au réalisme de l'action et rend bien l’ambiance noire.




Au final, c'est une œuvre intéressante que s'arracheront surement les fans des auteurs.
Quant à moi, bien que je sois très curieux de connaître la suite de la cavale d'Henri et Natacha, le prix assez élevé de la bande dessiné (environ 15 euros) me fait sérieusement hésiter.

mercredi 4 avril 2012

Bilbo le hobbit, BD

De

Adapté en bande dessiné par Charles Dixon et David Wenzel

 

 

Bien longtemps avant la quête du Seigneur des Anneaux, alors que Bilbo Sacquet était encore un tout jeune et paisible Hobbit, Gandalf le Magicien l'entraîna dans une folle aventure. En compagnie de treize nains, bilbo se lança dans la conquête d'un trésor caché sous le Mont Solitaire, usurpé par la Dragon Smaug. En route, il s'appropriera l'anneau magique de Gollum, combattra trolls, gobelins et araignées géantes, et deviendra ami avec le peuple des Elfes.

La légende de Bilbo était née


Véritable fan de l’univers de Tolkien, c’est avec curiosité que j’ai acquis cette version du premier livre que j’ai lu du père de la fantasy.


L'histoire évidement ne change pas par rapport au roman, Charles Dixon ayant été d'une fidélité irréprochable.
De plus, la calligraphie rappelle un peu l’alphabet elfique et, tout en ne retirant rien à sa lisibilité, se fond dans la beauté des traits.
Les dessins de David Wensel sont simples mais élégants, nous faisant plonger à chaque case dans les moindres détails des décors de la Terre du Milieu. Les scènes d'actions manquent peut être un peu de dynamisme mais font ressortir le caractères épiques des batailles.
Une petite mise en bouche :

 












Petit bonus : Quelques doubles planches représentant la fête improvisée de Gandalf et des nains chez Bilbo, Le groupe chevauchant les Monts Brumeux et L'arrivée de Gandalf chez Bilbo.

Évidemment, on pourrait reprocher à cette bande dessinée de trop coller au livre, extrêmement riche en descriptions, et d’afficher beaucoup plus de texte à lire que l’on a l’habitude pour ce genre de support.
Toutefois, la mise en page est fort bien conçue et le texte ne « mange » pas trop la page. La lecture en est allongé, d’autant plus que la bd fait tout de même 138 pages, mais les puristes du genre apprécieront la sauvegarde de l’histoire originelle.

Je pense que c’est une bonne lecture pour qui veulent se lancer dans l’univers de Bilbo (surtout avec la sortie du film à la fin de l’année) et qui sont livres-sans-images-ophobes. Cela pourrait même les aider à envisager la lecture du roman.
Les fans, comme moi, replongeront avec délice et nostalgie dans cette nouvelle dimension de l’univers qui les ont tant fait rêver.



mercredi 28 septembre 2011

3 secondes

De Marc-Antoine Mathieu


3 secondes, le temps pour la lumière de parcourir 900 000 kilomètres, le temps d'un coup de feu, d'une larme, d'un SMS, d'une explosion...
Observer les détails, enquêter d'une scène à l'autre permet de reconstituer les angles morts et de récolter les indices sur ce qui relie les personnages et les motive.
Affaires, crimes, complot...
À chacun de se faire sa propre idée.
Bonne investigation.


Le principe est original : suivre la lumière en rebondissant sur les surfaces réfléchissantes dans une scène au ralenti, presque figée, qui ne dure que trois secondes, et ainsi pouvoir la détailler sous tout les angles.
Le lecteur doit résoudre un mystère en récoltant les indices dissimulés dans les cases.
Le lecteur, suivant la lumière, avance de case en case, chaque case n'étant qu'un zoom de la précédente

Cependant, il ne faut rien chercher de compliqué dans la recherche d'indices, la plupart étant simplement dans des journaux (à l'envers, histoire d'incorporer une pseudo difficulté) ou dans des écrans divers.

De plus, il y a 10 pages (soit 90 cases excusez-moi du peu) qui ne servent, à mon avis, strictement à rien car la lumière nous emmène dans l'espace avec 38 cases montrant la lune sous différents zooms, suivi de 16 cases absolument noires (Normal, on est dans l'espace. Certes. Mais la recherche d'indices y est assez limité).

Bref, on passe des pages entières sans que l'œil ne s'y attache.

Techniquement parlant, les graphismes sont très soignées. 
Le soucis du détail est digne d'éloge et le rendu visuel est tout simplement bluffant.
Les jeu d'ombres et les reflets (extrêmement nombreux) sont d'une beauté et d'une minutie rarement vue dans une bande-dessinée.
De plus, en regardant la version numérique, accessible grâce à un code fournis dans le livre, on peut admirer les images s'enchainer avec des effets de profondeur vertigineux.
Il est d'ailleurs possible d'accélérer la lecture, de revenir en arrière de faire pause pour observer un détail.
Cette version numérique peut aider à trouver des indices coincés entre deux cases.

Ceci dit, si la forme est remarquable, le fond l'est beaucoup moins.
L'intrigue est très très mince. Je ne la dévoilerai pas afin de ne pas spoiler.
J'avoue que n'ayant pas relu ce livre plusieurs fois, il y a certainement de nombreux détails (peut être même intéressants, voire cruciaux) qui m'ont échappés mais absolument rien ne m'a donné envie de les chercher.

3 secondes, c'est probablement, le temps que j'aurai gardé cette bande-dessinée en main avant de la reposer si je l'avais trouvée en furetant dans un magasin.

Toutefois, je remercie Babelio et les Éditions Delcourt pour cet envoi.

Pour plus d'information, je recommande la visite du mini-site ou la page Facebook du livre.

vendredi 13 mai 2011

XIII, tome 1 : Le jour du soleil noir

de William Vance et Jean Van Hamme

XIII.


XIII est la seule marque distinctive qu'il portait sur lui, tatouée sous sa clavicule gauche, quand un couple l'a repêché, blessé d'une balle à la tempe.
XIII, est son nom, à défaut du vrai, pour cet amnésique qui, en recherchant son passé est poursuivi par une bande de tueur.
Il découvre que ses réflexes et capacités aux maniements des armes ne sont pas ceux d'un homme ordinaire.
Qui était-il ? De quel coté de la justice était-il ?
Question d'autant plus délicate qu'il découvre qu'il est le meurtrier le plus recherché de la terre, accusé d'avoir assassiné le président des États-Unis.


Premier tome d'une série déjà culte et que je découvre sur le tard, Le jour du Soleil Noir est une bande dessiné d'action et de suspense très entrainante.
On y suit un héros, que l'on découvre petit à petit en même temps que lui, en proie à des troubles intérieurs liés à la découverte de son passé ténébreux.

Le trait est précis et, malgré des couleurs un peu ternes, le rendu est agréable.
Couplé avec un scénario et des dialogues percutant, cela crée une ambiance propice au mystère.
De plus, les personnages, tant pour le design que pour l'histoire, sont plutôt soignés et réalistes.

Ce premier tome m'a laissé une excellente impression, me donnant envie de continuer cette série.