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dimanche 4 mai 2014

Les héritiers d'Enkidiev, tome 7 : Le Conquérant


J'avais longuement hésité à poursuivre cette série suite au premier tome des chevaliers d’émeraude qui ne m'avait pas spécialement emballé.
Ma curiosité l'a finalement emporté et j'ai dévoré tout les tomes de cette série jusqu’à celui-ci.

Comme dans les autres opus, l'action et la magie sont au rendez-vous, entremêlés d'intrigues originales.

Le seul point vraiment pénalisant que je trouve à ce cycle, comme au précédent, est la profusion de personnages. Parfois, et après un grand intervalle entre deux tomes, il est assez pénible de s'y retrouver dans tout les personnages secondaires.

Je ne dirai pas que cette série fait partie des livres que je prendrais sur une ile déserte mais elle reste fort sympathique et prenante et mérite vraiment d'être lue sans se formaliser de son étiquette de lecture pour ado.

Merci à Babelio et aux éditions Michel Laffon pour ce partenariat.

J’attribuerai la note de 4 sur 5 à ce livre dont j’attends la suite avec impatience.

Je remercie Babélio et les éditions Michel Lafon pour pour m'avoir envoyé ce livre à l'occasion du programme Masse Critique.

dimanche 16 mars 2014

De

Les années 80 étaient à peine achevées que l'on commençait déjà à en avoir la nostalgie. Il est vrai que, du 10 mai 1981 à la chute du mur de Berlin, du Minitel à Thriller, des dimanches matin de Véronique et Davina aux aventures du nuage de Tchernobyl, du pull Benetton aux émissions de Michel Polac, on a vécu tant de moments forts pendant cette décennie dont on a peine à croire qu'elle n'a duré que dix ans ! Après que le monde a rêvé de révolution pendant toutes les années 60, les années 80 ont été vraiment révolutionnaires : dans la politique comme dans la musique, dans la microinformatique comme dans l'écologie, dans les mœurs comme dans les postes de radio, ce sont les inventions, les réformes et les luttes de cette décennie-là qui ont forgé le monde d'aujourd'hui.
Préparez-vous à une plongée dans les années 80, avec ses bouleversements politiques et ses frivolités, ses tubes et ses objets-cultes, ses grandes séries télé et ses dieux du stade, ses grands hommes et ses petits bonheurs.

Les années 80 sont toute ma jeunesse mais étant né en 80 justement, toute une gamme de sujets m'étais alors inconnus.

Si je connaissais jusqu'au bout des doigts les dessins animés présentés dans ce livre, toute la politique et la culture m'était alors inconnu.

Un vaste de choix de sujet sont abordés dans ce livre : De la politique avec "Tonton" en tête évidement, la musique 'Mikael Jackson, JJ Goldman ou Mylène Farmer), les premiers animés japonais (recommandés ou non pour les chères têtes blondes de l'époque), l'art et la culture, la mode, les avancés technologique (minitel et ordinateur personnel, walkman a cassettes), ...
Cela laisse du choix, si comme moi, on n'est pas spécialement passionné de politique.

Ce livre permet de faire de découvertes ou de redécouvrir des choses que l'on a que partiellement connu.
J'ignorais par exemple que le minitel, qui occupait la place d'internet à l'époque, permettait, en plus d’accéder à des informations "rapidement", de passer des commandes en ligne et ce avec une sécurisation pas vraiment définie.

De plus, ce livre est rédigé clairement et simplement. De nombreux points explicatifs permettent de mieux cerner le contexte des articles.

Ce n'est certes pas un best-seller mais c'est un livre très sympatrique qui permet d'occuper des soirées d'hiver ou, comme dans mon cas, quelques aller-retour au travail en train.


Au final, j'attibuerai la note de 4 sur 5 à ce livre bien conçu et intéressant.

Je remercie Babélio et les éditions First pour pour m'avoir envoyé ce livre à l'occasion du programme Masse Critique.

dimanche 9 février 2014

Cosplay

De Laurent Ladouari

ADAMAS, milliardaire cynique et haï de tous, rachète une ancienne gloire de l’industrie au bord de la faillite : 1T. Le redoutable prédateur déclare vouloir la détruire. Cela n’a aucun sens. Le même jour, par un invraisemblable concours de circonstances, KATIE DÛMA parvient à se faire recruter par 1T. Comme les trois mille autres employés, KATIE est invitée à plonger dans l’univers virtuel du COSPLAY : un jeu de masques où chacun agit et communique sous le couvert de l’anonymat. Le COSPLAY n’a pas de règles : ce jeu de simulation prône une liberté totale. Protégé par son masque, chacun révèle sa véritable humanité : calomnies, délations et règlements de compte se déchaînent dans une explosion de violence sans précédent. Le COSPLAY est la bombe envoyée par ADAMAS pour anéantir 1T. Mais depuis l’intérieur du jeu, KATIE organise la résistance.


J'ai lu ce livre, dans le cadre du programme Masse Critique de Babélio, par simple curiosité après avoir lu le synopsis.

Le livre ne situe ni géographiquement, ni chronologiquement l'intrigue. Tout ce que l'on peut en déduire c'est que cela se passe dans notre monde (référence à de nombreux auteurs classiques, groupes de musique, multinationales) mais à une époque ultérieure (technologie plus avancée que la notre dans la réalité virtuelle) et à l'issue d'un conflit mondial ayant atteint la planète entière.
Toutefois, je me risquerai à situer l'histoire en Amérique ou en France.

Le décor est séparé en deux : d'un coté une ville riche et de l'autre les ghettos.
Adamas le milliardaire rachète 1T dans le but apparent de la détruire sans que cela ne lui rapporte rien et d'une façon peu commune : en faisant jouer les employés à un jeu de réalité virtuelle d'une durée de trois jours et, à l'issue de laquelle, 1T fermera.
Chaque employé se voit confier un stylo sur lequel est affiché en temps réel la prime touché par celui-ci s'il démissionne avant la fin du jeu.
C'est dans cette ambiance chaotique qu'arrive Katie Dûma, jeune thésarde issue de la ville pauvre, ayant postulé avant l'annonce du rachat par Adamas et qui refuse d’abandonner sans n'avoir rien tenté.
C'est ainsi qu'elle se retrouve plongé dans un jeu où tout es permis, les bonnes comme les mauvaises actions, sous le couvert du masque de l'avatar que chacun choisit. 
C'est sous l'avatar d'Athos (avec un nom de famille pareil, ce n'est pas une surprise) que Katie se lance dans le combat.

L'écriture est simple et entrainante. Pourtant, je suis sur qu'il y a d'avantage caché derrière cette histoire, en particulier à propos des véritables desseins d'Adamas.
Cependant, la mise en place du Cosplay a un peu freiné ma lecture car je ne voyais absolument pas où cela menait.
Mais au fur et à mesure, je me suis pris au jeu et ai suivi Athos et la Morgane la fée qui tentait de faire renaitre 1T de ses cendres avec intéret.

Au final, ce fut une lecture original et divertissante à laquelle j'attibuerai la note de 4 sur 5.

Je remercie Babélio et les éditions HC pour pour m'avoir envoyé ce livre à l'occasion du programme Masse Critique.


lundi 30 septembre 2013

Le livre et l'épée, tome 1 : La voie de la colère

D'


Le général Dun-Cadal fut le plus grand héros de l'Empire mais il n'est plus aujourd'hui que l'ombre de lui-même, une lamentable épave au fin fond d'une taverne.
C'est là qu'une jeune historienne vient le trouver. Elle est à la recherche de l'épée de l'Empereur, disparue dans le chaos des derniers jours de son règne, et que Dun-Cadal aurait cachée en un lieu secret.
Pour elle, le vieux guerrier va ressasser ses souvenirs de gloire et ses regrets amers, à commencer par sa rencontre avec ce garçon qui lui sauva la vie et fit sa fierté avant qu'ils ne basculent tous deux dans le drame et le tourbillon de l'Histoire.
C'est alors qu'un assassin sans visage se met à frapper au coeur de la République. Les fantômes du passé refont soudain surface, ravivant les anciennes rancœurs et la soif de vengeance d'un homme perdu sur la voie de la colère.


J'ai été volontaire pour ce programme de Masse Critique pour deux raisons : c'est un livre de fantasy et d'un auteur français inconnu.
Le récit est plutôt bien construit. L'histoire alterne en le passé, la rencontre du chevalier et de l'enfant de marais, sa formation, leurs batailles, et le présent avec les récents troubles et assassinats.

Rongé par les remords, la perte de son honneur, tombé avec l'empire qu'il servait, et surtout par l'alcool dans lequel il s’oublie, le vieux général n'est plus que l'ombre de lui même.
Seule Viola, une jeune historienne parvient à le sortir de son coma éthylique afin qu'il l'aide à retrouver l'épée de l'Empereur, Eraëd.

Le début peut paraître effroyablement classique. Combien de héros de fantasy partent à la recherche d'une épée magique ou renommée afin d'accomplir une quête ou une prophétie ? Pourtant, au fur et à mesure que l'intrique se déroule, on voit se dessiner une trame beaucoup plus intéressante qui tourne autour de Grenouille, le jeune orphelin recueilli et formé par le chevalier.

Le style est assez simple et sans trop de fioriture. Cependant, même si le livre se lit assez bien, j'ai trouvé qu'il trainait en longueur vers la seconde partie et j'ai eu un peu de mal à poursuivre.

Au final, je sors assez mitigé de cette lecture. Le livre m'a plus mais sans plus.
Je pense que je lirai certainement la suite si possible mais ce n'est pas un livre que je relirai plusieurs fois.


Je remercie Babélio et Bragelonne pour pour m'avoir envoyé ce livre à l'occasion du programme Masse Critique.






mercredi 10 juillet 2013

Champagne ! : Histoire inattendue

De

Depuis près de trois siècles, avec ses saveurs douces amères, le champagne séduit les palais, égaye les fêtes les plus diverses, accompagne le faste des monarchies, des empires, des républiques, trône sur les tables des cinq continents et marque le signe bienvenu d’une rupture avec le quotidien. Le vin effervescent le plus connu au monde a construit sa légende dorée, mais qui connaît son histoire ?
Ce livre révèle l’étonnante épopée humaine d’un territoire qui a fait le vin de Champagne.
Au-delà des clichés, l’inattendu de l’histoire a rendez-vous avec la coupe que vous dégustez.


La découverte de ce livre, magnifiquement relié qui de plus est, était une vraie aubaine pour moi, qui ai grandis entouré de vignes et qui en sait finalement assez peu sur ce vin majestueux.

Ce livre retrace toute l'histoire de vin si particulier, depuis sa découverte, cassant un peu le mythe de Dom Perignon, jusqu'aux contextes économiques actuels en passant par les évolutions des étapes de fabrications et son expansion commerciale à travers le temps.

Il nous explique de quelles manières ses producteurs, des hommes d'églises au départ, vont faire évoluer les processus de sélection, de traitement des grains et de fermentation pour aboutir à une élaboration minutieuse et donc forcément très coûteuse en ressources et en moyens.

Bien que je savais bien que ce genre de produit de luxe était jadis exclusivement réservé à une faible poignée de privilégiés, j'ai beaucoup appris de la conquête du globe de ce vin typiquement français.

De plus, parallèlement à son perfectionnement, nous pouvons assister à une évolution des us et coutumes des nobles dans la manière de servir de vin (en le versant de haut afin de le faire buller davantage) et dans la manière de l'accompagner.

Ce livre est accompagné d'une pléiade d'illustrations sur le travail du raison dans les maisons de champagnes au travers des siècles. Si j'avais une chose à reprocher à ces illustrations, au demeurant magnifiques, c'est que, comme souvent dans ce genre de livre, elles coupent le texte.

Au final, c'est excellente découverte que je relirai un peu plus au calme plus tard (Comme c'est un beau et imposant livre, je n'ai pas pu le lire dans les transports comme les autres et je l'ai donc du le lire un peu rapidement pour envoyer ma chronique à temps).
Je conseillerai sa lecture à toute personne un tant soit peu curieuse à ce sujet, bien qu'évidement, un grand amateur, le dégustera certainement avec le même plaisir.


Je remercie Babélio et les éditions Atelier pour pour m'avoir envoyé ce livre à l'occasion du programme Masse Critique.




mercredi 19 juin 2013

Elric, tome 1 : Le trône de rubis

De Julien Blondel, Didier Poli, 
Robin Recht  et Jean Bastide

Empereur de l’antique île aux Dragons de Melniboné, Elric, albinos et malade, règne sur un peuple

plurimillénaire à la puissance héritée des dieux. Mais sa santé fragile l’oblige à user de drogues et de magie pour survivre. Son cousin Yyrkoon, qui méprise ces faiblesses, tente de remettre en cause sa légitimité à posséder le trône de rubis. Apprenant qu’une attaque de pirates sanguinaires se prépare, Elric saisit l’occasion pour tenter de restaurer son autorité. Il va révéler ainsi une personnalité complexe, mais aussi son allégeance aux sombres desseins d’Arioch, le plus puissant des Seigneurs du Chaos…


Que dire cette édition BD, dont j’ai lu il y a quelque temps déjà la version roman ?

Premièrement, la couverture est de toute beauté et annonce par ses couleurs un contenu que l’on devine sombre et sanglant.
Les dessins sont très réussi et mettent bien en valeur la décadence inhérente au peuple de Melniboné.
C’est plus que sombre, c’est violent, glauque, barbare et malsain. Bref, ce n’est pas absolument pas à mettre entre toute les mains.
En effet, les Melnibonéens se servant généralement des vaincus, qu’ils dépècent pour leurs invocations, cérémonies ou simplement leurs apéritifs, certains lecteurs pourraient être choqués.
Petit bonus à la fin du livre, les auteurs nous présentent les esquisses des personnages, de ce livre et des suivants, accompagnés de leurs commentaires.
Seul petit bémol au niveau de la présentation, la taille de la police qui n’est pas des plus lisible.


Les fans du roman retrouveront facilement leurs repères et l’univers d’Elric, l’anti-héros.
Ce roi d’un peuple de conquérants, ne vivant que pour la domination et le chaos, est faible physiquement et a une santé des plus fragiles fragile, ce qui va pas manquer d’attirer sur lui l’ire de son cousin qui convoite ardemment son trône.

Coté de l’intrique, c’est vraiment léger. Cela tient plus de la présentation de l’univers d’Elric, avec le peuple, les personnages principaux avec Elric et son cousin en tête.
C’est vrai que cette présentation est nécessaire mais cela n’en reste pas moins frustrant d’autant plus que l’on ne voit même pas sa prodigieuse épée en dehors des croquis des bonus.


Finalement, c’était une lecture intéressante mais je prendrais pas d’assaut la première FNAC pour me procurer le tome 2.

Je remercie Babélio et les éditions Glénat pour pour m'avoir envoyé ce livre à l'occasion du programme Masse Critique.

Voir aussi l'excellente critique de Plume.



                      
 

mardi 20 novembre 2012

Venez dîner à la maison !

De Sylvia Gabet

Pour tous ceux qui en ont assez d'organiser des dîners, de se lever sans arrêt et de passer la majeure partie de la soirée en cuisine. Voici :
- 90 recettes réparties en 30 menus équilibrés, pour 8 personnes : légumes et produits de saison, ingrédients faciles à trouver, préparations à l'avance, pré-découpages et le plein d'astuces.
- Une mise en bouche plutôt qu'une entrée! Fini le rituel cacahuètes qui cale l'estomac et empêche de profiter du reste des plats. Cela évite de disparaître en cuisine dès l'apéritif et permet de ne pas avoir un timing trop précis;
- Un plat unique ! Concocté en avance ou à finir en un rien de temps;
- Un dessert prêt à l'avance qu'il reste à enfourner ou à démouler.
Avec Sylvia Gabet, tout le monde profite de la fête !


Je précise avant de commencer que, même si cuisiner me plait assez, ce n'est pas ma passion et je suis loin d'être un cordon bleu, ni organisé dans la cuisine (le terme chaotique serait presque approprié).

Par contre, j'aime bien recevoir des amis et leur proposer autre chose que les pâtes au gruyère associées à la gastronomie de tout homme célibataire.

J'ai donc beaucoup aimé les recettes simples et rapides à réaliser de ce livre, avec des ingrédients assez courants (pas le genre d'épices où l'on se demande dans quoi on pourrait le réutiliser autrement qu'en réitérant la même recette 200 fois).

De plus, j'ai adoré les noms des recettes et des menus. Je sais, cela ne change rien au goût mais servir la fameuse "Tarte au chocolat qui tue", ça fait sourciller et ça attise la curiosité des invités (ou leurs craintes, ça dépend des invités).

Autre point intéressant, dans ce livre les recettes sont organisées en menus autour de thèmes originaux. C'est très pratique quand on a, comme moi, aucun sens des accompagnements.

Les photos sont classiques mais alléchantes. Les recettes sont suffisamment explicites et le petit grain de sel de Sylvia Gabet à la fin de chacune est très pratique.

Les annexes sont ne sont pas en reste. Même si la liste des plus grandes erreurs n'est pas super utile au quotidien, les techniques pour peser sans balance, les correspondances thermostats-température, et les conseils de cuisons sont très pratiques.

Je n'ai pas eu le temps de me mettre aux fourneaux autant que je l'aurais voulu, mais voici celles que j'ai testé (je completerai l'article au fur et à mesure) :
  • Le sorbet tomate et basilic, crackers au fromages : L'idée est sympa mais le rendu aurait été bien meilleur dégusté en été et surtout avec des tomates "du jardin". Avec celles que l'on trouve en supermarché, leur gout est complètement masqué par celui du basilic.
  • La tarte aux carambars chocolat aux noix du Périgord : Une véritable tuerie. Contrairement à ce que je pensais au départ, les carambars ne redurcissent pas en refroidissant et ne collent pas aux dents. Cela donne une sorte de crème épaisse qui se marie très bien avec les noix. Pour un dessert original, c'est le choix idéal. Bon, après pour le régime ...
Pour mes futurs essais, j'ai sélectionné :
  • La tarte au chocolat qui tue
  • Les triangles au fromage et aux fruits secs 
  • Le moelleux au cœur coulant praliné et coulis de framboise 
  • Les perles du Japon, coco et fruits frais "Dolce vita" 
  • La crème brulée au chocolat intense et cacahuètes 
  • Le soufflé glacé de petits pois à la menthe. 
  • Les cupcakes au chèvre, tomates et basilic 
  • Les cookies au chorizo et pesto rouge 
  • La génoise "amandines" chaudes et crème à la confiture de lait.
Bien que ce ne soit peut être pas explicite vu mon choix de recettes à tester, il y a tout de même un grand nombre de recettes plus classique.
 
Je remercie Babélio et les éditions La Martinière pour pour m'avoir envoyé ce livre à l'occasion du programme Masse Critique.

vendredi 1 juin 2012

Et si le temps n'existait pas? Un peu de science subversive

De Carlo Rovelli

Dans ce court essai, Carlo Rovelli s'interroge sur la notion d'espace et de temps et discute des tentatives de réponses apportées par les théories anciennes et  actuelles : relativité générale, mécanique quantique, gravité quantique, cordes et autres boucles...

En livrant ses réflexions de physicien qu'il lie intimement à son parcours personnel, ses déboires et ses succès, Carlo Rovelli témoigne de ce que sont la science et la mission du chercheur. 

Je suis assez friand d’essais de vulgarisations scientifiques, quelque que soit la discipline.
Attiré en plus par son titre peu commun, j’ai été assez surpris par la forme de cet essai.
En effet, en plus de vulgariser la théorie des boucles, il contient de bonnes parts d’histoires autobiographique, d’histoire et de philosophie des sciences
En nous narrant son parcours depuis son enfance, l’auteur nous explique ses choix de carrière, les circonstances qui l’ont poussées et les difficultés rencontrées. Je pense qu’il essaye ainsi de sensibiliser le lecteur à son difficile métier et peut être de donner à certains l’envie d’embrasser cette voie.

J’ai beaucoup apprécié les passages narrant la vie des grands scientifiques de l’histoire.
Bien que je connaissais la plupart d’entre eux (grâce aux dessins animés Il était une fois ....), il les présente sous un autre angle.

Ensuite, le contenu est assez simple, l’auteur ne cherchant pas à nous prouver la véracité de sa théorie.
Le résultat est donc assez facile à comprendre pour un néophyte ayant fait un peu de physique au lycée. Toutefois, les autres pourront le lire, mais peut être quelques passages leurs sembleront un tantinet obscures.
Toutefois, je ne sais pas s’il ne serait pas un peu léger pour l’œil critique de quelqu’un ayant des connaissances assez poussées dans cette discipline.

Le plus compliqué est d’admettre ce concept du temps qui n'existe pas.
C’est assez difficile à se le représenter car l’humain ne saurait vivre sans temps car il régule notre travail, notre sommeil, nos relations sociales, etc..., bref notre vie.

Le seul reproche que je ferais est au niveau de l'édition. Sur chaque page se trouve  "© Dunod - La photocopie non autorisée est un délit“. Certes, on y fait vite abstraction, mais celui nui à l'esthétique. C'est un peu comme si, sur un DVD, on voyait une bande, condamnant le piratage, défilant en bas de l'écran pendant tout le film.

Au final, c’est un livre franchement intéressant, dont la couverture intrigue (déjà quatre personnes veulent me l'emprunter juste en l’ayant vu.)

 
Un grand merci à Babelio et aux Éditions Dunod pour m'avoir envoyé ce livre à l'occasion du programme Masse Critique.




Carlo ROVELLI : Professeur à l'université de la Méditerranée, membre de l'Institut de France, chercheur en physique théorique, co-inventeur avec Lee Smolin de la Théorie de la gravité quantique à boucles. Connu internationalement pour ses travaux, bien repéré par les médias, Carlo Rovelli est auteur de 'Quantum gravity' (Cambridge University Press), et du CD Audio (+ e-book) 'Temps et Espace' aux éditions De Vive Voix.

lundi 23 avril 2012

Dos à la mer, tome 1 : Ouest


D'Olivier Berlion, Olivier Thomas, Bruno Pradelle et Antonin Varenne



Henri, soudeur aux Chantiers de l'Atlantique, à Saint Nazaire, déjeune, depuis vingt ans, dans le même restaurant. Sa table est réservée, face à la mer. Mais aujourd'hui, un homme vulgaire et une jeune fille à la beauté perdue y sont installés. Soudain, l'homme gifle la femme ! Henri se plante devant le malfrat qui lui balance illico un énorme coup de boule. Le couple s'enfuit, oubliant un téléphone portable. Henri n'a jamais eu de portable… Quand un accident survient au chantier, Henri porte le chapeau. Viré, le soudeur fouille le répertoire du portable de « Natacha ». Le nom de la femme... « Allô ? J'ai trouvé un téléphone. Le restaurant… la bagarre… » Commence alors la fuite à travers la France d'un couple improbable. L'ouvrier et l'ex-terroriste basque. Mille kilomètres. Deux kilos d'héroïne. Des truands et l’ETA. Marseille. L'horizon, si les balles ne les arrêtent pas. Le soudeur breton, devra lâcher son rocher, abandonner les bateaux en construction sur lesquels jamais il n'embarque. À ses côtés, une femme, qu'il ne connaît pas, pour qui il aura le courage dérisoire de devenir lui-même. Une offrande naïve, dans une cavale et une guerre d'intérêts qui le dépasse.



Intéressante association réunissant Olivier Berlion, Olivier Thomas, Bruno Pradelle et Antonin Varenne, dont c'est d'ailleurs une première.

L'intrigue met en scène deux personnages totalement opposés et qui vont faire route commune.
Henri mène une vie simple et morne en tant que soudeur sur un chantier naval. Sous ses allures d'ours bourru se devinent de profondes blessures liées à son enfance et qui limite sa vie sociale.
Vieux garçon, il déjeune depuis vingt ans dans le même bistrot, à la même table et écoutant les mêmes blagues pourries des poivrots habitués.
C'est dans ce cadre qu'il rencontre Natacha, jeune terroriste recherchée par l’ETA et qui travaille depuis peu pour le milieu.
A l'opposé d'Henri, elle cache, sous ses dehors fragiles et effacés, une femme forte et rebelle, prête à se battre pour arriver à ses fins.

Suite à une machination destiné à lui faire porter le chapeau à propos d'un accident lié à une mauvaise soudure, Henri est suspendu et son monde précaire s'écroule. Face à des tueurs, il se retrouve dos au mur (enfin à la mer), et il propose alors son aide à Natacha dans sa fuite.

La profondeur des personnages compensent le scénario un peu mince sur ce premier tome.
 
S'ajoute à cela le travail minutieux de Bruno Pradelle dont la mise en couleur ajoute au réalisme de l'action et rend bien l’ambiance noire.




Au final, c'est une œuvre intéressante que s'arracheront surement les fans des auteurs.
Quant à moi, bien que je sois très curieux de connaître la suite de la cavale d'Henri et Natacha, le prix assez élevé de la bande dessiné (environ 15 euros) me fait sérieusement hésiter.

dimanche 26 février 2012

Noirs en blanc

De

Comment Zola Méké, jeune Africain issu d’une famille démunie, est-il devenu chirurgien à Paris ?
Pour faire ses études, Zola, adolescent, est obligé de s’exiler. D’abord à Cuba, puis en Russie et en France. Une ascension sociale terriblement coûteuse : déchirement familial, petits boulots pour survivre, racisme, tiraillement entre l’attrait d’une vie « moderne » et l’emprise de la culture originelle.
Mais ce roman est aussi une histoire forte d’amitié et d’amour entre quatre jeunes aux destins divergents. Une aventure humaine où les personnages de rencontre abondent : un idéaliste égaré, une singulière mère adoptive, un curieux chirurgien russe adepte du silence… Le tout narré d’une plume alerte où l’humour s’invite souvent.
"Noirs en blanc" est une fiction inspirée des témoignages de médecins étrangers travaillant dans nos hôpitaux. Il évoque la fuite des cerveaux d’Afrique ˗ un drame pour ce continent… "Reprenez vos ONG et rendez-nous nos médecins !" s'écrie Myezi, une femme chirurgien amoureuse de Zola.




Si le thème évoqué dans le roman est très sérieux, la lecture est fluide, d'un ton autobiographique. Les personnages sont sympathiques, soudés par une profonde amitié. 
L'auteur puise dans les témoignages de ses confrères pour nous livrer une histoire sincère et authentique. 
L'histoire peut se décomposer en quatre parties: l'enfance de Zola à Cuba, sa scolarité à Saint Petersburg, sa carrière en France et son retour au pays. On suit le jeune Zola à travers son chemin de croix pour devenir médecin. Ce parcours parait presque surréaliste, poursuivre ses études à travers trois pays et dans des conditions de vie déplorables, alors que dans notre pays presque tout le monde à accès à de bien meilleures installations.

J'ai beaucoup aimé la première partie à Cuba en pleine guerre froide.
On y apprend qu'à cette époque Cuba (et derrière lui la Russie), octroyait des bourses d'études à de jeune africains. Acte pas vraiment humanitaire car il s'en servait comme esclaves dans les champs pour financer leurs études.
L'auteur narre en second plan les désillusions du "père adoptif" du héros, grand idéaliste, qui s'était donné corps et âme pour ce pays dont il croyait la cause juste et qui doit fuir comme un bandit hors du pays.
Derrière une histoire un peu longuette sur la vie du héros, une véritable question se pose. Comment régler le problème de la fuite des cerveaux d'Afrique ?
Si le problème est simple, la solution l'est beaucoup moins.
En effet, pour s'instruire les jeunes africains sont obligés de quitter le pays. Et quand, au bout de leurs efforts, ils acquièrent diplômes, travail et situations, ils se retrouvent face à un gigantesque point d'interrogation. Doivent-ils rentrer dans leurs pays pour le faire progresser et ce contre leurs gouvernements tout en laissant derrière eux une médecine moderne, un salaire et une vie confortable.

Bien que le thème m’ait beaucoup plu, le remplissage sur la vie du héros m'a souvent lassé. Certains passages étaient franchement dérangeants et superflus. 
J'ai trouvé également dommage que le véritable problème ne soit évoqué que dans les dernières pages.



En résumé, c'est une lecture sympathique qui, au travers d'un roman, pose de réelles questions.

samedi 17 décembre 2011

Cénox, l'enfant druide

De Jacques Gohier
Illustré par Dub



Cenox est un jeune gaulois de la tribu des Cénomans, vivant à l'époque trouble ayant vu Vercingétorix vaincu à Alésia.
Fils de l'archidruide Cénomanix, qui l'instruit et lui apprend les secrets des simples, il est habitué à rechercher dans la forêt les ingrédients nécessaires à leurs fabrications.
Lors d'une de ces cueillettes, un général romain, grand ami de César, rasa le village en représailles de l'aide apporté par celui-ci lors de sa capture  pendant la guerre.
Son père, mourant, l'envoie prévenir le village voisin et retrouver son frère Robix.
La transmission de ce message sauve bien des vies et c'est en héros qu'il intègre, sous la tutelle de son oncle devenu archidruide, l'école des druides.


A mi-chemin entre le roman et le manuel d'histoire, ce livre est particulièrement instructif et bien construit. Les personnages fictifs et réels se mêlent en une grande aventure les menant jusqu'à Vercingétorix lui-même.
Ce livre nous en apprend un peu plus sur la magie des druides qui, entre la magie réelle et le tours de passe-passe, faisaient d'eux les messagers des dieux.

Les illustrations, forts nombreuses, sont belles, simples et toujours dans le contexte de l'action (Je note tout de même une petite coquille, lorsqu'un guerrier gaulois brandis une épée à double tranchant alors qu'elle est décrite  à simple dans le roman. Mais bon, je chipote un peu).

Petit bonus : Bien que le roman à lui seul soit déjà instructif, l'auteur à ajouté, à la place d'un lexique, un petit documentaire comportant les grandes lignes de l'histoire de nos ancêtres les gaulois, les noms des différentes tribus ainsi que diverses anecdotes comme par exemple le choix du coq comme emblème (Coq et Gaulois se traduisant Gallus en latin).

Comme il faut bien trouver un défaut à ce livre, je soulignerai que, si le caractère pédagogique de cette œuvre est irréprochable, je trouve que l'histoire proprement dite manque un peu de consistance .
Les actions s'enchainent sans temps morts mais sans détails non plus, laissant comme une impression de lire un résumé du livre.

Ce livre est clairement destiné aux enfants de 12 ans et plus, et bien qu'un adulte puisse peut être apprendre une chose ou deux, je doute qu'il le passionne.

Un grand merci à Babelio et aux Éditions Adabam pour m'avoir envoyé ce livre à l'occasion du programme Masse Critique.


dimanche 9 octobre 2011

Hunter brown et le Secret de l'Ombre

 De Allan et Christopher Miller



D'étranges visions, des monstres, des révélations saisissantes, Hunter Brown n'aurait jamais imaginé un tel été ! Après de nombreuses péripéties, Hunter se retrouve en possession d'un vieux grimoire et d'une clé mystérieuse.
Ces visions deviennent réalité, ce livre mystérieux est un passage vers Solandria, un pays fantastique hanté par l'Ombre, un personnage menaçant.
A Solandria, Hunter pourra-t-il rejoindre les gardiens du Code, une troupe de guerriers hautement entraînés qui forment la résistance ?
Échappera-t-il à ses poursuivants ?
Que signifient ces anciennes prophéties qui le désignent comme un personnage essentiel dans la lutte contre l'oppresseur ?
Dans la lutte qui l'oppose à l'Ombre sauvera-t-il son âme ?
Percera-t-il le secret de l'Ombre, ou la vérité sera-t-elle si forte qu'il ne pourrait la supporter ?
Le compte à rebours est lancé, pour s'en sortir, il lui faudra compter sur le livre mystérieux en sa possession.



Le premier point positif qui saute au yeux dès l'ouverture du livre est le soin apporté à l'illustration.
En effet, en plus des nombreuses illustrations couleur sépias parcourant le livre et qui sont assez réussies (bien que je trouve que certaines fasse un peu trop "image de synthèse"), les bordures et tranches du livre sont décorées pour lui donner un petit coté ancien et malmené comme pourrait l'être le livre du héros.

Le héros est un lycéen sans particularité ni dons spéciaux mais qui, en passant dans un autre monde, se retrouve bombardé Élu, être possédant d'énormes pouvoirs latents et devant sauver le monde.
Bien que ce héros soit un classique du genre dans la fantasy et les mangas, il n'en reste pas moins efficace.
En effet, étant le lycéen type, nombre de lecteurs s'identifieront facilement au héros. Qui n'a jamais rêvé de recevoir du jour au lendemain un pouvoir ou un don qui ferait de lui un héros ?

A la base, les co-auteurs Allan et Christopher Miller sont créateurs de jeux vidéos, mais pour un premier essai, je trouve qu'ils ne s'en sont pas trop mal sortis.

Certes, l'histoire est simple, les deux camps bien définis avec dans un coin Vénator et l'Ombre et dans l'autre l'Ordre et l'Auteur, mais une lecture reposante est parfois agréable.
De plus, on ressent l'influence de différents livres, mangas, films (comme StarWars pour les épées), le seigneur des Anneaux (pour l'Ombre rappelant Sauron).

Le seul petit point négatif à cette lecture est le matraquage religieux à propos de l'Auteur, présenté comme une sorte de Dieu, maitre de leurs destinés et seul être à devoir être craint et vénéré.

Finalement, c'est un livre qui se lit très facilement et bien que le fond soit assez simple, il est fort bien construit et possède suffisamment de rebondissements pour ne pas laisser le lecteur s'ennuyer.

Bien que ce livre soit destiné principalement à un public adolescent, un public adulte, pour peu qu'il soit indulgent avec la minceur de la trame, profiterait tout autant de la lecture.
En effet, bien qu'ayant passé l'âge ciblé, je pense que je me laisserai tenté par le tome 2.

Ce livre m'a été envoyé par les Editions Salavator à l'occasion du programme Masse Critique de Babelio.





Je les remercie encore pour cet envoi.
Je suis tombé par hasard sur ce trailer qui, bien que de qualité assez faible, à l'avantage de coller assez bien au au livre.

mercredi 28 septembre 2011

3 secondes

De Marc-Antoine Mathieu


3 secondes, le temps pour la lumière de parcourir 900 000 kilomètres, le temps d'un coup de feu, d'une larme, d'un SMS, d'une explosion...
Observer les détails, enquêter d'une scène à l'autre permet de reconstituer les angles morts et de récolter les indices sur ce qui relie les personnages et les motive.
Affaires, crimes, complot...
À chacun de se faire sa propre idée.
Bonne investigation.


Le principe est original : suivre la lumière en rebondissant sur les surfaces réfléchissantes dans une scène au ralenti, presque figée, qui ne dure que trois secondes, et ainsi pouvoir la détailler sous tout les angles.
Le lecteur doit résoudre un mystère en récoltant les indices dissimulés dans les cases.
Le lecteur, suivant la lumière, avance de case en case, chaque case n'étant qu'un zoom de la précédente

Cependant, il ne faut rien chercher de compliqué dans la recherche d'indices, la plupart étant simplement dans des journaux (à l'envers, histoire d'incorporer une pseudo difficulté) ou dans des écrans divers.

De plus, il y a 10 pages (soit 90 cases excusez-moi du peu) qui ne servent, à mon avis, strictement à rien car la lumière nous emmène dans l'espace avec 38 cases montrant la lune sous différents zooms, suivi de 16 cases absolument noires (Normal, on est dans l'espace. Certes. Mais la recherche d'indices y est assez limité).

Bref, on passe des pages entières sans que l'œil ne s'y attache.

Techniquement parlant, les graphismes sont très soignées. 
Le soucis du détail est digne d'éloge et le rendu visuel est tout simplement bluffant.
Les jeu d'ombres et les reflets (extrêmement nombreux) sont d'une beauté et d'une minutie rarement vue dans une bande-dessinée.
De plus, en regardant la version numérique, accessible grâce à un code fournis dans le livre, on peut admirer les images s'enchainer avec des effets de profondeur vertigineux.
Il est d'ailleurs possible d'accélérer la lecture, de revenir en arrière de faire pause pour observer un détail.
Cette version numérique peut aider à trouver des indices coincés entre deux cases.

Ceci dit, si la forme est remarquable, le fond l'est beaucoup moins.
L'intrigue est très très mince. Je ne la dévoilerai pas afin de ne pas spoiler.
J'avoue que n'ayant pas relu ce livre plusieurs fois, il y a certainement de nombreux détails (peut être même intéressants, voire cruciaux) qui m'ont échappés mais absolument rien ne m'a donné envie de les chercher.

3 secondes, c'est probablement, le temps que j'aurai gardé cette bande-dessinée en main avant de la reposer si je l'avais trouvée en furetant dans un magasin.

Toutefois, je remercie Babelio et les Éditions Delcourt pour cet envoi.

Pour plus d'information, je recommande la visite du mini-site ou la page Facebook du livre.