dimanche 13 mai 2012

L'Impératrice de la soie, Tome 1 : Le Toit du monde

De



En 655, sous la dynastie des Tang, la Chine détient une somptueuse richesse : la soie. Sa finesse chatoyante en fait une matière précieuse convoitée. Bouddhistes et chrétiens, moines et brigands, tous, sur la légendaire Route de la Soie, rêvent de s'emparer du secret de sa fabrication. De Peshawar au Tibet, en passant par le palais impérial, les tensions s'exacerbent. Mais l'étoffe moirée n'attise pas que la convoitise, elle préside aussi à la destinée des cœurs purs : ainsi Cinq Défenses, paisible moine bouddhiste, se voit-il confier brusquement deux mystérieux nourrissons par un lama tibétain. Le visage de l'un des enfants est à demi recouvert de poils, ce signe ne trompe pas, ils sont les jumeaux Célestes sur lesquels repose l'avenir de l'Empire... 
Ayant lu grand nombre d'excellentes critiques au sujet de cette série, c'est avec beaucoup d'espoir que je l'ai commencé.
Cependant, je sors de cette lecture avec un avis assez mitigé.

Certes, j'y ai appris énormément sur la Chine, le Tibet et l'Inde, ainsi que sur leurs histoires, religions, économies et politiques.
C'est très intéressant mais cela rend l'histoire d'une complexité presque indigeste.
De plus, les différentes histoires narrées simultanément ne facilitent pas la lecture.
Nous suivons ainsi les histoires de Poignard de la Loi et l'éléphant blanc au monastère de Peshawar, de la mission de Cinq Défenses partant du monastère de Luoyang, de Wuzhao, une concubine devenue impératrice à force de machinations franchement immorales, de Ramahe Sgampo au couvent de Samyé et d'Umara.
Tant de personnages forts au destin hors du commun sans qu'aucun ne suscite réellement mon intérêt. 

J'ai du mettre au moins la moitié du livre avant de vraiment m'immerger dans l'histoire. J'avoue aussi que j'ai de nombreuses fois reposé le livre pour en lire un autre et que cela a dut influer mon rythme de lecture.

De plus, je pense que les scènes d'amours ne servent à rien dans l'histoire et semblent d'avantage combler qu'autre chose.
C'est dommage car, à part cela, les descriptions de ces lieux presque magiques sont magnifiques, les différentes religions judicieusement développés ajoutent une touche d'exotisme appréciée.

Au final, même si la trame est passionnante et le style fluide, presque poétique, c'est une lecture que j'hésite beaucoup à poursuivre tant j'ai eu du mal à l'achever.

J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge Petit bac 2012, catégorie 'Métier' (J'avoue que c'était limite comme choix).

Ma sélection de livre pour ce challenge est disponible ici.

dimanche 6 mai 2012

Le chant de la Mallorée

De David et Leight Eddings


 


Suite directe de la Belgariade, nous retrouvons nos héros un peu vieillis.
La paix semble précaire et la guerre comme Kal Zakath, l'empereur de l'infinie Mallorée, inévitable.
Cependant, nos héros semblent profiter de cette période de calme malgré les troubles du culte de l'Ours.
Polgara, Durnik et Mission coulent des jours heureux dans le Val. Belgarath et Beldin étudient toujours les prophéties. Silk tend à devenir l'homme le plus riche du monde. Relg et Taïba s'emploie à repeupler Maragor. Garion s'efforce d'être un bon roi et un bon mari malgré quelques problèmes de descendance fortement attendue.

Tout irait pour le mieux si, profitant d'une attaque du culte de l'Ours, Zandramas la Grollim et nouvelle enfant des ténèbres, n'en profitait pour ravir Geran, fils unique de Garion et Ce'Nedra.

S'en suit une nouvelle poursuite similaire à celle de la Belgariade.
Cependant, Cyradis, une sibylle de Kell, les préviens des enjeux de cette lutte et aussi que Barak, l'Ours Terrifiant, Mandorallen, le Chevalier Protecteur, Lelldorin, l'Archer, Relg, l'Aveugle et Hettar, le Seigneur des Chevaux ne peuvent se joindre à leurs amis, sous risques d'anéantir leurs chances de succès.

Selon elle, seuls pourront prendre part à l'expédition : Garion, Roi des Rois du Ponant, Ce'Nedra, la Reine du Monde, Belgarath, l'Éternel et le Bien-Aimé et sa fille Polgara, Silk, le Guide, Durnik, l'Homme aux Deux Vies et Mission, le Porteur de l'Orbe.
Elle leur confie aussi son compagnon Toth, géant muet armé d'un lourd bâton.
D'autres personnages s'adjoindront à eux par la suite: L'Homme-Qui-N'est-Pas-Un-Homme, La Chasseresse, le Vide et la Femme Qui Regarde.

Si, dans la Belgariade, Garion et son équipée nous font visiter le Ponant de long en large, dans cette pentalogie, c'est le  Levant que nous visitons.

Les personnages ont tous beaucoup muris, en particulier Garion, qui a perdu son coté un peu bébé tout en restant humble malgré ses titres écrasants de roi de la moitié du monde et de Tueur de Dieu.

J'adore toujours autant les personnages et, si le remplacement de la moitié des personnages dans le groupe m'avait un peu déçu au début, les nouveaux venus s'incorporent parfaitement. Je tairai leurs noms pour ne pas gâcher la surprise, mais la plupart ont au moins fait une apparitions dans le cycle précèdent.

Silk, Belgarath et Polgara sont égaux à eux même. Mission est un peu plus étoffé et cache d'avantage en lui qu'un simple porteur de l'Orbe. Durnik aussi à évolué. Il n'est plus l'enfant du sacrifice (il meurt à la fin de la Belgariade) mais, en restant un excellent compagnon, il fait preuve de beaucoup de bon sens dans l'utilisation de la sorcellerie.

Évidement, l'humour est encore et toujours de la partie et certains dialogues sont hilarants, en particulier les réflexions entre Garion et Zakath.

La seule petite ombre au tableau concerne le premier tome qui est franchement long à démarrer.

Au final, c'est un cycle que je relis directement une fois la dernière page de la Belgariade tournée et c'est, évidement, un excellent moment de lecture.

jeudi 3 mai 2012

Xanth, Tome 1 : Lunes pour Caméléon

De Piers Anthony

 
Xanth est un monde enchanté où règne la magie, un monde peuplé de chimères - centaures, basiliques, dragons ...- et où chaque citoyen possède un pouvoir spécial. Mais pour Bink, Xanth n'a rien d'un pays de contes de fées : il est le seul à ne pas avoir de don. Le magicien Humfrey affirme pourtant que le pouvoir de Bink est très puissant, mais il est incapable d'en déterminer la nature. 
Bink serait-il contraint à l'exil ? Le jeune homme ne l'entend pas de cette oreille.

Ainsi commence l'une des sagas de Fantasy les plus célèbres du monde, pleine de péripéties, de jeux de mots et de créatures caractérielles !




Suite à la lecture de ce quatrième, je ne m'attendais pas à de la grande fantasy mais à une lecture plus loufoque et certainement sympatique.

En cela je fus servis car, en plus des monstres classiques du genres arbres parlant, centaures, sirènes, dragons, phénix et autres créatures mythiques, abondent de nombreuses inventions de l'auteur comme la mite-railleuse, le trouillot.
Toutes les créatures de ce monde sont magiques ou possèdent un pouvoir à l'exception du héros.

L'auteur ponctue ce roman d'humour à grands renforts de jeux de mots, de calembours et de situations cocasses.
Hélas, les jeux de mots sont assez mal rendu pour la plupart suite au passage de la traduction.
Bien que la plupart m'a fait sourire au début, tout comme la surabondance des espèces d'arbres, animaux et autres plantes farfelues et dangereuses, je m'en suis lassé.

Cependant, au fur et à mesure que les jeux de mots m'indifféraient, mon intérêt pour l'histoire crut proportionnellement.

L'intrigue est assez longue à démarrer mais, plus on en apprend sur le monde de Xanth et plus il devient difficile de reposer le livre.
Ce n'est cependant pas grâce au héros dont les jérémiades et la petitesse d'esprit sont agaçantes, mais plutôt grâce au magicien noir, Trent, auquel on découvre une autre facette et qui nous révèle les réelles origines de Xanth .

Au final, c'est une lecture sympathique. 
Je lirais certainement le second tome, par curiosité, mais je suis pas sure de m'accrocher aux 36 tomes composant ce cycle.





mercredi 25 avril 2012

Le chant de la Belgariade

De David et Leigh Edding





Le chant de la Belgariade (ou simplement La Belgariade) fait partie de la grande fresque La Grande Guerre des Dieux, composée de dix tomes (elle même composée de cinq tomes) et quatre préquelles.

Ce n’est pas un secret, même si son nom ne figure pas sur les livres, que la femme de l’auteur à grandement participé à l’élaboration de ses livres. Derrière chaque personnage féminin, chaque réplique, chaque décor, se cache sa patte (Cela me fait penser au personnage de Poledra, du chant de la Mallorée, invisible aux yeux de tous mais pourtant bien présente).
Les auteurs ont réussi à créer tout un monde cohérent avec sa géographie, ses différents peuples, leurs religions, politiques et origines propres.
Les cartes, nombreuses et détaillées, permettent de se représenter le périple des protagonistes.

Tout ce vaste univers est présenté par le biais de Garion, héros de l’histoire, qui, ayant passé son enfance dans une ferme, le découvre en même temps que nous.
Bien que je connaisse évidemment l’histoire sur le bout des doigts, je me surprend toujours à découvrir de petits détails à chaque lecture.
Évidement, ce n’est pas la raison qui me fait régulièrement replonger dans cette décalogie malgré la hauteur everestique de ma PAL.
La véritable raison se situe dans la panoplie de personnages aussi variés que fouillés.
A chaque réouverture de cette série, je prend un grand plaisir, presque réconfortant à retrouver chaque personnage, comme si je retrouvais des amis de longue date.
J’ai évidemment des préférences pour Silk et Polgara avec leurs répliques cinglantes, Belgarath le grand sorcier bourré de défauts et Durnik, au sens pratique désarmant.

En effet, l'humour est fortement présent dans cette série.
Les interactions entre les personnages, les diverses scènes cocasses et surprenantes et les dialogues et répliques cinglantes sont de petites merveille d’humours.
On s'imagine aussi facilement les scènes que si l’on était au coté des personnages et souvent on rit de bon cœur.

Bon, je remarque que je ne parle pas trop de l'histoire de ce cycle.
La trame est en soit assez classique et se met doucement en place dans le premier tome.
Garion et sa tante Pol vivent paisiblement à la ferme de Faldor où la dame est la cuisinière en chef. Ils reçoivent parfois la visite du Sire Loup, le vieux conteur.
Rien ne présageait pour Garion autre chose qu'une vie de fermier, quand un événement mystérieux mit me feu au poudres, obligeant Sire Loup et Tante Pol, à partir en catimini avec le garçon sous le bras et le Durnik, le brave forgeron à la traine.
Car en réalité, tous sont beaucoup plus que ce qu'il ne laissent paraitre.
Le vieux conteur qui pillait les cuisines se révèle être Belgarath l'éternel, sorcier de sept-mille ans et véritable légende. Et Pol, malgré son talent dans les cuisines est en fait sa fille, Polgara la sorcière, aussi célèbre et presque aussi chargée d'ans que lui.
 
D'autre personnages les rejoignent rapidement dans leur quête dont le héros ignore tout : Silk, l'acrobate-marchand-voleur-espion, Barak le guerrier, Ce'Nedra la princesse mi dryade au caractère épicé, Lelldorin, l'archer dont le cœur est proportionnel à son absence de bon sens, Mandorallen, le chevalier persuadé (et presque à juste titre) d'être invincible, Relg, l'Ulgo, fanatique religieux capable de traverser la roche, Hettar, l'Algarois, capable de communiquer avec les chevaux, Mission, un garçon innocent et mystérieux et Taïba, la dernière des Maragues.


Au final, bien que cette série soit un peu lente à démarrer sur le début du premier tome (comme tout les premiers tomes, j'ai l'impression), elle fait partit de celle que j'ai relue (et que je relirais) un grand nombre de fois et que je conseillerai volontiers au même titre qu’un Gemmell ou un Bottero.

Mes seules réelles déceptions sont que le couple nous ai quittés et de ne pas avoir pu me procurer le seul de leurs livres que je n’ai pas lu : Le codex de Riva.

lundi 23 avril 2012

Dos à la mer, tome 1 : Ouest


D'Olivier Berlion, Olivier Thomas, Bruno Pradelle et Antonin Varenne



Henri, soudeur aux Chantiers de l'Atlantique, à Saint Nazaire, déjeune, depuis vingt ans, dans le même restaurant. Sa table est réservée, face à la mer. Mais aujourd'hui, un homme vulgaire et une jeune fille à la beauté perdue y sont installés. Soudain, l'homme gifle la femme ! Henri se plante devant le malfrat qui lui balance illico un énorme coup de boule. Le couple s'enfuit, oubliant un téléphone portable. Henri n'a jamais eu de portable… Quand un accident survient au chantier, Henri porte le chapeau. Viré, le soudeur fouille le répertoire du portable de « Natacha ». Le nom de la femme... « Allô ? J'ai trouvé un téléphone. Le restaurant… la bagarre… » Commence alors la fuite à travers la France d'un couple improbable. L'ouvrier et l'ex-terroriste basque. Mille kilomètres. Deux kilos d'héroïne. Des truands et l’ETA. Marseille. L'horizon, si les balles ne les arrêtent pas. Le soudeur breton, devra lâcher son rocher, abandonner les bateaux en construction sur lesquels jamais il n'embarque. À ses côtés, une femme, qu'il ne connaît pas, pour qui il aura le courage dérisoire de devenir lui-même. Une offrande naïve, dans une cavale et une guerre d'intérêts qui le dépasse.



Intéressante association réunissant Olivier Berlion, Olivier Thomas, Bruno Pradelle et Antonin Varenne, dont c'est d'ailleurs une première.

L'intrigue met en scène deux personnages totalement opposés et qui vont faire route commune.
Henri mène une vie simple et morne en tant que soudeur sur un chantier naval. Sous ses allures d'ours bourru se devinent de profondes blessures liées à son enfance et qui limite sa vie sociale.
Vieux garçon, il déjeune depuis vingt ans dans le même bistrot, à la même table et écoutant les mêmes blagues pourries des poivrots habitués.
C'est dans ce cadre qu'il rencontre Natacha, jeune terroriste recherchée par l’ETA et qui travaille depuis peu pour le milieu.
A l'opposé d'Henri, elle cache, sous ses dehors fragiles et effacés, une femme forte et rebelle, prête à se battre pour arriver à ses fins.

Suite à une machination destiné à lui faire porter le chapeau à propos d'un accident lié à une mauvaise soudure, Henri est suspendu et son monde précaire s'écroule. Face à des tueurs, il se retrouve dos au mur (enfin à la mer), et il propose alors son aide à Natacha dans sa fuite.

La profondeur des personnages compensent le scénario un peu mince sur ce premier tome.
 
S'ajoute à cela le travail minutieux de Bruno Pradelle dont la mise en couleur ajoute au réalisme de l'action et rend bien l’ambiance noire.




Au final, c'est une œuvre intéressante que s'arracheront surement les fans des auteurs.
Quant à moi, bien que je sois très curieux de connaître la suite de la cavale d'Henri et Natacha, le prix assez élevé de la bande dessiné (environ 15 euros) me fait sérieusement hésiter.

dimanche 15 avril 2012

Mon blog est neutre en carbone. Et le votre ?

bonial – catalogues, promos en ligne sans papier
Depuis quelques temps déjà, de plus en plus de blogs se parent du logo suivant :





C'est au tour de l'ombre de Skarn-sha de se mettre au vert.
Le principe est simple. Contre un simple article (comme celui-ci) et l'affichage de manière visible sur son blog, le site Un blog, un arbre fait planter un arbre.


Ce petit geste gratuit et très facile suffit à compenser la pollution de son blog (plus un léger bénéfice pour Dame Nature).

Pour suivre le mouvement, suivez le lien.

vendredi 6 avril 2012

La Saga de Raven, Tome 1 : Maîtresse du chaos

De et

La belle Raven est née esclave. Libérée par un mercenaire aux pouvoirs magiques, elle devient, après un an d'initiation aux arts de le guerre, une guerrière accomplie. Accompagnée d'un gigantesque oiseau noir qui veille sur elle, Raven apprend d'un célèbre oracle que sa destinée est de façonner le monde, et d'empêcher qu'un ordre maléfique ne s'y développe. La voici qui se met alors en route sur un chemin sera semé d'embûches...


Cette lecture résulte d'un achat impulsif, le quatrième de couverture semblant, même si pas trop original, assez intéressant.

Ce livre se lit très vite, les scènes d'actions s'enchainent pas trop mal mais, une fois fini, la première réaction est un "Mouais ..." pas trop convaincu.

Tout les ingrédients "nécessaires" à la fantasy sont présent mais il manque la touche d'originalité qu'ont les grands.
Raven (même le nom est un cliché) est une copie de Xéna ou Sonia la rousse et va œuvrer pour se venger de celui qui à tué sa mère et l'a violée.

De plus, ce livre est bourré d'incohérences. Sous le prétexte d'une prophétie, les auteurs tentent de nous vendre une héroïne qui, en un an seulement, passe d'esclave (donc sous-nourrie et en mauvaise situation physique) à une machine à tuer pratiquement invincible.
Du coup, à la fin du livre, lors du combat final contre sa Némésis, les auteurs sont alors obligés de montrer un ennemi encore plus fort.
Celui-ci, malgré une étoile de jet dans la trachée artère, une qui lui traverse le menton et se plante dans son palais et une dans chaque œil, continu à se battre férocement.

De plus, les personnages sont fades. Raven est l'archétype de l’héroïne inventé par un auteur masculin : machine à tuer impitoyable, très belle (évidement) et ayant des penchants bi. Les autres, issus de clichés, ne valent pas beaucoup mieux

Bref, une série à coté de laquelle on peut passer et que je ne pense pas poursuivre.