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dimanche 9 décembre 2012

De la Terre à la Lune

De Jules Verne

A la fin de la guerre fédérale des états-Unis, les fanatiques artilleurs du Gun-Club (Club-Canon) de Baltimore sont bien désœuvrés.
Un beau jour, le président, Impey Barbicane, leur fait une proposition qui, le premier moment de stupeur passé, est accueillie avec un enthousiasme délirant. Il s'agit de se mettre en communication avec la Lune en lui envoyant un boulet, un énorme projectile qui serait lancé par un gigantesque canon !
Tandis que ce projet inouï est en voie d'exécution, un Parisien, Michel Ardan, un de ces originaux que le Créateur invente dans un moment de fantaisie, et dont il brise aussitôt le moule, télégraphie à Barbicane : « Remplacez obus sphérique par projectile cylindroconique. Partirai dedans »...
Avec ses personnages parfaitement campés, son humour toujours présent, De la Terre à la Lune est une des grandes œuvres de Jules Verne, une de ses plus audacieuses anticipations.


J'aime me replonger occasionnellement dans les écrits de Jules Verne, pour la plupart déjà lus au collège.
Celui-ci est un des plus populaires et est à la base des récits de voyage spatiaux.
Il narre l'histoire hors du commun d'un club d'artilleurs, le Gun Club de Baltimore, qui suite à la fin de la guerre de Sécession et à une proposition folle de Barbacane, son président, se lance à la conquête de l'espace.

Les préparatifs colossaux de ce voyage sont narrés avec une précision qui nous ferait presque oublier que tout sort de l'imaginaire de Jules Verne.

Certes, si l'on regarde le contenu aux vues des technologies actuelles, nous pourrions trouver de nombreux points aberrants. Cependant, en se remettant dans le contexte historique, on ne s'attarde pas sur ces points, qui font un peu sourire, mais on note les points se sont avérés juste. En cela, Verne était un grand visionnaire. Remplacez l'obus par une fusée, le canon par une rampe de lancement, la poudre par du kérosène et vous avez presque tout les éléments d'un lancement spatial contemporain.

Si je devais faire un seul reproche à ce livre, ce serait au sujet du manque de péripéties. Il faut attendre la fin du livre, et l'arrivée du français, pour que le récit cesse la surenchère de détails concernant les préparatifs.
Malgré cela, le livre se lit très facilement tant l'écriture est fluide et agréable.

Comme l'annonce le titre, le récit s'arrête avant l'arrivé sur la lune et il me faudra lire la suite Autour de la lune, pour pouvoir connaître le sort des cosmonautes improvisés.

Au final, bien que cela ne soit pas le meilleur Verne que j'ai lu, je pense que c'est un roman qui mérite d'être lu.
En outre, comme le livre est tombé dans le domaine public, il est gratuit au format électronique.

J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge Petit bac 2012, catégorie 'Lieu géographique'.


Ma sélection de livre pour ce challenge est disponible ici.

lundi 26 décembre 2011

Fahrenheit 451

De Ray Bradbury


451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.
Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.




Fahrenheit 451 est un grand classique que l'on ne présente même plus.
L'auteur nous dépeint un futur, pas si éloigné du notre, tant culturellement que temporellement, ou la lecture (de livre) est interdite.
En effet, lire mène à la réflexion. Chacun réfléchissant différemment, cela amène les gens à avoir des idées différentes, ce qui est déclaré comme antisocial et ennemi de la paix.
Cette société engendre donc un troupeau de moutons abruti par la télévision, ne pouvant et ne voulant plus réfléchir par eux même (trop fatigant).

Le personnage type de ce formatage est la femme du héros, Mildred, qui ne vit que pour et par ses écrans géants diffusant la "famille", émission de télé-réalité occupant son esprit en continu.
Non content de juguler toute réflexion, ce genre de société contrôle aussi les souvenirs. Sans les livres, pas d'histoire, ni de passé. La société est alors libre de le remodeler à sa guise.

Montag, le héros, n'était pas différent des autres personnes et son métier de pompier-bruleur de livre (Dans la version original, le terme de pompier remplacé par 'firemen' l'homme du feu prend tout son sens) lui plaisait même avant sa rencontre avec Clarisse McClellan, jeune fille excentrique, élevé par sa famille dans l'esprit de liberté individuelle et de réflexion personnelle.

Elle l’amène à se demander ce que contiennent les livres qu'il brule. Pourquoi des personnes en cachent-ils contre la loi et sont même prêtes à mourir avec eux ?
Cette simple incitation à la réflexion lui fera remettre en cause toute la société dans lequel il vit.

C'est un roman percutant et incroyablement visionnaire. A sa sortie, le télévision en était encore à ses balbutiements et pourtant Bradbury décrit des écrans plats recouvrant les murs, la télé-réalité, les lecteurs de musiques portables (appelés les coquillages).
Il est effrayant car la société décrite pourrait bien être la notre. En effet, le contrôle de la population par l'occupation perpétuelle de l'esprit par les murs écrans et les coquillages m'évoque le patron de TF1 qui vendait du temps de cerveaux  disponibles aux pubs.

Au final, c'est un livre qui n'a pas trop mal vieillit, malgré les 70 ans.
Bien qu'il se lise très vite, il entraine beaucoup de réflexions. (Je sens que je vais surveiller de près le premier pompier qui viendra me vendre un calendrier :p)

C'est un livre à lire absolument et qui clos en beauté ce challenge Tous les livres qu'il faut avoir lu dans sa vie.

Et vous, quel livre apprendriez-vous par cœur pour le sauver ?

mercredi 30 novembre 2011

L'art de la guerre

De Sun Tzu

II y a vingt-siècles, dans la Chine des "Royaumes Combattants", était rédigé le premier traité de l'art de la guerre. 
Sur son auteur, Sun Tzu, l'histoire ne fournit que quelques traits biographiques et peut-être sont-ils mêlés de légende.
Mais son ouvrage, d'une concision admirable et toujours perceptible malgré les adjonctions de commentateurs, a été et demeure au centre de la pensée militaire extrême-orientale. 
Au contraire de Clausewitz, Sun Tzu ne voit pas dans la grandiose bataille d'anéantissement le sommet de l'art du stratège.
Si l'on peut détruire l'ennemi, on se jette sur lui ; mais la "duperie", c'est-à-dire la guerre totale du mensonge, peut faire mieux encore. 
Il faut lire Sun Tzu comme un grand classique empreint de sagesse, mais aussi comme la clef d'une meilleure compréhension de la stratégie russe et chinoise d'aujourd'hui. 


Ayant particulièrement apprécié le Traité des cinq roues de Miyamoto Musashi, j'ai profité de ce challenge pour me lancer dans la lecture de cette œuvre de Sun Tzu, bien, qu'à vrai dire, nul ne puisse prouver qu'il l'ai écrit, ni même qu'il ai réellement existé.
L'Art de la guerre peut se voir comme un recueil de conseils pour les généraux s'appuyant sur de nombreux cas concrets et principalement sur du bon sens.
On est loin de l'idée préconçus que militaire doit rimer avec inintelligence (au moins pas chez les généraux).

Sun Tzu présente la guerre comme un noble art et se fait notre professeur.
Cependant, s'il s'évertue à expliquer que les meilleurs batailles sont celles qui se gagnent sans combattre, il ne s'attarde pas sur les raisons ou causes de celles-ci.
En effet, s'il nous explique que la meilleure victoire lors de la prise d'une ville est celle où les pertes ennemies (en termes militaires, civiles et matérielles) sont les plus ténues possible, il ne commente pas les raisons de cette prise (décidée par son seigneur), et encore moins si elle est justifié ou non (de toutes façons, on ne lui demandait probablement pas son avis sur la question).
Pour lui, une bonne préparation, une connaissance des forces (alliées et ennemies) adéquate, une discipline de fer et une faculté d'adaptation prévalent sur la force brute, l'improvisation et l'usage de chair à canon.
Certes, certains de ses conseils, et en particulier son soucis du détail, peuvent faire sourire à notre époque, mais en remplaçant ses dires dans le contexte de son époque (même présumé), j'imagine l'avance qu'il devait avoir sur ses contemporains, tel un Léonard de Vinci de la guerre.

Le style est concis et épuré au maximum tel un manuel scolaire. Il est moins prosaïque que le traité des cinq roues, qui transpose fréquemment ses raisonnements aux autres corps de métier tel le maçon ou le paysan.
Il est composé de beaucoup de courtes phrases, très simples et allant droit au but.
Généralement, la première de chaque partie annonce une idée ou une règle à suivre, que l'auteur développe ensuite, en argumentant d'avantage et/ou en donnant des cas d'applications et des exemples concrets.

Même si l'on n'est pas militaire et que l'on abhorre la guerre, de nombreuses idées de cet ouvrage, que l'on peut qualifier de pédagogique, sont transposables à notre 21ième siècle.
Il est même utilisé comme référence dans les stratégies de certaines PME, où ses préceptes sont plus facilement applicables.


Au final, ce livre, emprunt d'une sagesse orientale très ancienne, fut une excellente lecture que je recommande fortement.
C'est un livre à relire fréquemment par passages et surtout à méditer.

De plus, ce livre se lit très facilement et est très court (seulement 150 pages) et est même disponible gratuitement au format pdf  ou ebook.
Quelle raison se trouver pour ne pas le lire ?

J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge Tous les livres qu'il faut avoir lu dans sa vie.

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Petit rappel des règles et de ma sélection d'œuvres

dimanche 28 août 2011

La ferme des animaux

De Georges Orwell

Alors que la ferme de Mr Jones s'endort, Sage l'Ancien, le plus âgé des cochons tient une assemblée réunissant tout les animaux de la ferme.
Il leur fait part de son rêve : débarrasser le monde de la race humaine qui les maintient en esclavage. Il encourage donc les animaux à se soulever contre Mr Jones et leur enseigne le chant « Bêtes d'Angleterre » en guise de chant de ralliement.
Hélas, mourant trois jours plus tard, le cochon ne verrat pas cette révolution qui, un jour où le fermier oublia de nourrir les bêtes, éclata violemment.
Les humains furent chassés de la Ferme du Manoir, qui fut renommée Ferme des Animaux, et ce furent les cochons Napoléon et Boule de neige, ainsi que Brille-Babil, qui prirent le commandement.

Afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs que Mr Jones et de garantir aux animaux une meilleure vie que celle qu'ils subissaient sous son joug, ils mirent en place sept règles à respecter, affichés à la vue de tous sur le mur de la grange.
  • Tout deuxpattes est un ennemi.
  • Tout quatrepattes ou tout volatile est un ami.
  • Nul animal ne portera de vêtements.
  • Nul animal ne dormira dans un lit.
  • Nul animal ne boira d'alcool.
  • Nul animal ne tuera un autre animal.
  • Tous les animaux sont égaux.
Cependant, au fil du temps et des générations d'animaux, les commandements s'oublient et se modifient, au privilèges des cochons.
"Nul animal ne tuera un autre animal" devient "Nul animal ne tuera un autre animal sans raison valable";
"Nul animal ne boira d'alcool" devient "Nul animal ne boira d'alcool à l'excès";
"Nul animal ne dormira dans un lit" devient" Nul animal ne dormira dans un lit avec des draps"

Au fur et à mesure du développement de la ferme, les droits gagné par la révolution sont un à un retirés aux animaux, les belles promesses vite oubliées. On recommence à vendre aux humains une partie de la production, une partie des oeufs, etc …

Au final, de tout les commandements, un seul resta affiché sur le mur: 
Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres.


C'est le second livre que je lis de Georges Orwell (après 1984. A lire absolument!!!).
Si ce livre se lit très facilement, un peu comme une fable, il donne beaucoup à réfléchir.
La morale est facile à voir : Grosso modo, les révolutions n'apportent pas de pouvoir au peuple. Seuls les dirigeants changent.

Bien que mes restes de notions d'histoire ne soient guère plus des traces, j'ai trouvé le parallèle avec l'URSS du début de vingtième siècle est assez remarquable (J'ai tout de même été vérifié sur le net une fois le livre achevé histoire pour en être certain. :p).
J'ai donc du refouiller un peu afin de me souvenir à qui les personnages faisaient références :
  • Sage l'Ancien représente Karl Marx
  • Napoléon, Staline
  • Boule de Neige, Trotski
  • Mr. Jones, Nicolas II
  • Le cheval, Malabar, représente la masse ouvrière russe, prête a se sacrifier pour la collectivité
Par contre, je ne sais pas si l'âne Benjamin est une référence à un personnage historique (ou peut être est ce l'auteur lui-même ?).

De plus, tout les ingrédients d'une bonne dictature sont réunis : l'embrigadement et la manipulation du peuple, les milices privées, les slogans vantant les valeurs du travail et évidement, la discrétisation et l'élimination des opposants.

Le faible nombre de pages est aussi un petit plus car, sur la fin, le livre traine un peu en longueur, d'autant plus que l'on se doute fortement de la chute.



J'ai vraiment aimé la lecture de ce livre, au style simple mais empli de critiques à peine déguisées, beaucoup moins sombre que 1984.
A lire absolument !!!

J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge Tous les livres qu'il faut avoir lu dans sa vie.
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En furetant un peu sur le net, j'ai trouvé cette adaptation de l'œuvre en dessin animé (c'est un peu vieillot et les traductions diffèrent de celles de la VF du livre mais cela reste intéressant).




mercredi 25 mai 2011

Dracula

De Bram Stoker


Dès son arrivée, Jonathan Harker, jeune clerc de notaire anglais envoyé dans les Carpates par son patron M. Hawkins, est plongé dans les mystères.
Son client, le comte Dracula, qui lui a réservé une chambre dans une auberge, est craint par les villageois.
Ces derniers offrent au clerc crucifix, gousses d'ails et de nombreuses mises en garde.
Faisant fi de tout cela, il se rend dans le château de son client.
Bien qu'original, le comte ne lui paraît pas aussi effrayant que ne laissent entendre ses voisins, tant il est accueillant, et bien que son aspect extérieur soit assez déroutant :
"Son visage donnait une impression de force, avec son nez fin mais aquilin, des narines particulièrement larges, un front haut et bombé, des cheveux qui se clairsemaient aux tempes, mais, ailleurs, épais et abondants. Les sourcils, massifs, se rejoignaient presque à l’arête du nez et paraissaient boucler tant ils étaient denses. La bouche, pour autant que je pusse l’entrevoir, sous l’épaisse moustache, présentait quelque chose de cruel, sans doute en raison des dents éclatantes et particulièrement pointues. Elles avançaient au-dessus des lèvres elles-mêmes dont le rouge vif soulignait une vitalité étonnante chez un homme de cet âge. Les oreilles étaient pâles et se terminaient en pointes. Le menton paraissait large et dur et les joues, malgré leur maigreur, donnaient toujours une impression d’énergie. L’impression générale était celle d’une extraordinaire pâleur. J’avais déjà remarqué le revers de ses mains qu’il avait posées sur ses genoux et, dans la lueur des flammes, elles m’avaient paru longues et fines. Pourtant, à présent que je les voyais de près, je les découvrais grossières, larges, doigts épais. Étrange constatation, aussi, je remarquais des poils au milieu des paumes. Les ongles étaient longs et fins, presque trop pointus. Un moment donné, le comte se pencha vers moi et ses mains me frôlèrent. Je ne pus retenir un frisson. Peut-être devais-je en imputer la cause à son haleine fétide, mais une terrible nausée s’empara de moi, que je ne pus cacher. Le comte s’aperçut de mon dégoût, car il recula. Avec un sourire effrayant, qui découvrit davantage ses dents proéminentes, il retourna s’asseoir à côté de la cheminée"
Cependant, il se rend vite compte qu'il est bien plus un prisonnier qu'un invité dans ce mystérieux palais.

Parallèlement à cela, son amie, Lucy Westenra souffre d'un mal étrange qui, couplé à des crises de somnambulisme, la mène à se retrouver en pleine nuit dans un cimetière en compagnie d'un mystérieux inconnu.
Même ses amis, Jack Seward et le docteur Abraham Van Helsing, ne peuvent apporter de remède à cette maladie.
Finalement, tout ce petit groupe, une fois réunis et, une fois convaincu que les vampires existent bel et bien, se mettent en chasse du comte afin de mettre un terme à ses sombres agissements.


Je ne suis pas un fervent lecteur d'histoires de vampire, surtout depuis qu'ils sont à la mode et utilisés à toutes les sauces, mais je ne pouvais pas passer à coté de ce monument tant plébiscité.

Le style de Bram Stocker fait naitre une ambiance effrayante en créant à une atmosphère lourde et oppressante, magistralement architecturée.

Datant quelque peu (du XIXième siècle si je ne m'abuse), je suppose que, lors de sa parution originale, il devait être vraiment terrifiant pour un public encore très catholique et superstitieux.

Les scènes de violence sont très rares et sont le plus souvent évoqués plutôt que vécues. L'auteur, contrairement à certains auteurs contemporains, ne s'appuie pas sur le volume de viscères et de sang versés pour susciter la terreur de ses lecteurs.

Certes, le style est quelque peu obsolète et entraine quelques longueurs (assez rares dans l'ensemble), mais malgré tout ce livre se lit assez facilement.

Les décors sont magnifiquement rendus, donnant presque vie au château.


Cependant, si la première partie du roman m'a particulièrement plus, j'ai été un peu déçu par la seconde.
En effet, mon coté lecteur de livre d'action/fantasy attendait avec impatience le moment où les héros se rendraient enfin compte de la véritable nature du comte Dracula et le prendraient en chasse (Pour me situer, je venais aussi de finir Le roi sur le seuil de David Gemmell. Peut être pas un bon combo après réflexion :p ).
Au moment ou j'attendais quelques combats épiques, ça blablate, tergiverse, hésite. Les personnages se perdent dans des discours rhétoriques sans fin et s'en remettent sans cesse à Dieu.
J'ai trouvé cette partie du roman un peu trop longue, avec l'impression qu'elle ne servait qu'à repousser la conclusion du livre afin de nourrir le suspense.
De plus, le combat final manque de rebondissement et le personnage tout-puissant de Dracula, possédant tout de même d'impressionnants pouvoirs, se fait tuer bêtement par le petit groupe.

Malgré cela, la structure du roman m'a beaucoup plu de part son originalité.
En effet, il n'y a pas un seul narrateur tout au long du livre. Les différents personnages se relaient pour nous narrer leur histoire à travers différents journaux (ceux de Jonathan Harker, Mina Murray, de Déméter et du docteur Seward) ou au travers des lettres. Il y a donc plusieurs narrateurs et le lecteur, de ce fait, partage les sentiments de chaque personnage et voit la trame se dessiner à travers différentes perspectives.

Au final, c'est un grand classique qui, même si l'on sent qu'il vieillit assez mal, est un des livres à avoir lu au moins une fois.
C'est d'ailleurs dans ce contexte que j'ai lu ce livre, via le challenge Tous les livres qu'il faut avoir lu dans sa vie.
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