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mercredi 13 juin 2012

Le Dernier Souffle, Tome 3 : L'Ame

De


Quand la magie est un piège et l’amour une trahison…
il est temps de découvrir la vérité sur le Don du Dernier Souffle.
Pris par le temps qui s’enfuit, prisonnier d’un corps dont la seule vue le met au supplice. Wyl Thirsk voit se réaliser tous ses cauchemars – jusqu’au mariage de la femme qu’il adore, la reine Valentyna de Briavel, avec celui qu’il hait entre tous, l’ignoble roi Celimus.
Pour se délivrer du sortilège du Dernier Souffle, Wyl doit devenir roi de Morgravia. Malheureusement, le chaos engendré par le Don de la sorcière Myrren plonge Wyl au cœur d’un tourbillon de combats sans fin auquel il n’est pas sur de survivre. Mais le veut-il seulement ?
Car pour sauver Valentyna, il est prêt a tous les sacrifices – même celui de sa vie. 
C’est le moment de vérité. Le mariage entre Célimus et Valentyna est imminent.
Finch est en possession de ses nouveaux pouvoirs et fonce ventre à terre vers sa Némésis.
Cailech fait tout pour protéger son royaume mais il est toujours sous l’emprise de Rashlyn.
Wyl apprend la finalité de son Don et tente de monter un plan pour en tirer parti afin d’accomplir la prophétie.
Cependant pour compliquer un peu la chose, il apprend également que ce don comporte une clause : pour pouvoir échanger de corps avec son assassin, il ne doit pas désirer se faire tuer. (Fini ma belle théorie m’imaginant un Wyl frappant à la porte de Célimus pour un duel avec pour règles “Je te tue, t’es mort !! Tu me tue, t’es mort aussi !! Mouhahahaha”)

J’ai beaucoup aimé les personnage fouillés et très attachants, surtout Aremys. De simple mercenaire, il devient pour Wyl un ami des plus fidèles.
Les deux seuls que je n’ai pas apprécié sont Célimus, grand méchant en titre, si méchant qu’il torture ses propres pages et ne pense même pas aux pauvres pâtissiers devant se lever aux aurores pour lui préparer ses gâteaux favoris. Le scélérat !!!
J’ai aussi beaucoup moins accroché au personnage de Finch, contrairement au second tome. Il est trop gentil, serviable, prompt au sacrifice sans que l’on sache véritablement pourquoi.

Une petite incohérence mérite d’être noté même si elle ne dénature pas l'œuvre dans sa globalité.
A un moment, (et dans des circonstances que je tairais pour ne pas révéler l’intrigue), Elspyth est faite prisonnière par des marchands d’esclaves. Jusque là, c’est presque monnaie courante en fantasy.
Le problème, c’est que ce marchand organise des combats à mort entre les filles capturées, des beautés évidement, et celle qui survit à trois combats gagne le droit d’être vendue comme esclave.
C’est tragique, révoltant, barbare .... et surtout complètement stupide.
En omettant les recettes des paris, ce marchand vend donc une fille sur quatre et celle qu’il vend finit avec de multiples blessures donc vendue moins cher (quelque que soit l’usage de l’esclave en question).

Ce détail mis à part, j’ai trouvé la plume de Fiona McIntoch fluide et fleurie. Elle enchaîne avec aisance les descriptions romanesques, les scènes de batailles épiques et les amourettes très touchantes, bien que souvent tragiques.

Au final, je dois avouer que j’ai été agréablement surpris par cette série, à qui le premier tome ne rend pas hommage. J’avais d’ailleurs été tenté de ne pas la poursuivre suite à sa lecture.
Je lirai certainement d’autres livres de cet auteur, certainement La trilogie Valisar.



mardi 8 février 2011

Le don

De Fiona McIntoch

Issu de la trilogie Le Dernier Souffle





Lors d'une énième guerre entre le royaume de Briavel et celui de Morgravia, le général Thirsk de l'armée de Morgravia est tué au combat.
Avant de succomber, le roi Magnus, son ami d'enfance, lui promets par le sang de former son fils Wyl à devenir général comme son père et de pourvoir au besoin de sa fille.
Wyl et sa sœur quitteront donc leur ville natale afin de s'installer au château ou celui-ci s'entrainera en vue de devenir le général du fils de Magnus, le prince Celimus,
Or celui-ci, dont la mère à été « accidentellement » abattu par Magnus dans une partie de chasse, hait Wyl autant qu'il hait son père.
L'amitié croissante entre Wyl et son roi ne va bien sur qu'envenimer les choses et Celimus n'aura de cesse de persécuter le futur général.
Il obligera notamment Wyl à assister à la torture d'une sorcière, qui, voyant la compassion de Wyl pour elle, lui transmettra le Don en mourant.

Rien de bien original dans le début de cette histoire, à part le don mystérieux, et les personnages manquent cruellement de finesse.
Un roi gentil et bienveillant ne s'apercevant qu'en mourant que son fils est un monstre.
Un prince, à la beauté apollinienne, mais cruel, sadique, pervers, manipulateur, … (On verrait presque Jabba the Hutt en enfant de chœur à coté de lui).
Wyl, le héros, est disgracieux et rachitique, mais courageux, loyal, attentionné, … (et la liste est longue).

Les personnages secondaires sont un peut plus fouillés, comme le mercenaire Romen dont le passé se dévoile un peu à la façon d'un puzzle.

Les relations entre les personnages sont taillés à la hache : De la haine pure et dure entre Celimus et Wyl, de l'amour inconditionnel entre Wyl et la reine de Briavel dès le premier regard, …

J'ajouterai un dernier bémol au sujet des tortures et autres exécutions.
Ce livre nous livre tout un éventail de tortures diverses dans un luxe de détails ne visant qu'à montrer la cruauté des bourreaux (C'est bon, on a compris, Celimus est un méchant !). 
Celle la plus développée est celle dite de l'Ange Noir qui est un savant mélange entre la pendaison, l'écartèlement et la crucifixion, le tout répété plusieurs fois devant un public ravi par la nudité de la sorcière.

Malgré cela, l'idée de départ est originale: Un don mystérieux récompensant un juste.
Le lecteur est laissé dans l'attente de la révélation de ce don.
Ce don se révélera lors de la mort du héros en inter-changeant leurs esprits.
Wyl se retrouvera en possession du corps de son assassin (un peu comme la technique de Ginyu dans DragonBall mais en involontaire) et devra composer avec le passé de celui-ci

Au final, je reste assez mitigé sur ce livre, car même s'il est très simple à lire et parfois assez agréable, je me demande si les deux autres livres de la trilogie sauront remonter le niveau.