dimanche 25 septembre 2011

Le chien de Baskerville

De Sir Arthur Conan Doyle



Une malédiction pèse sur les Baskerville, qui habitent le vieux manoir de leurs ancêtres, perdu au milieu d'une lande sauvage : quand un chien-démon, une bête immonde, gigantesque, surgit, c'est la mort.

Le décès subit et tragique de Sir Charles Baskerville et les hurlements lugubres que l'on entend parfois venant du marais, le grand bourbier de Grimpen, accréditent d'une façon saisissante la sinistre légende.
Dès son arrivée à Londres, venant du Canada, Sir Henry Baskerville, seul héritier de Sir Charles, reçoit une lettre anonyme : " Si vous tenez à votre vie et à votre raison, éloignez-vous de la lande. "

Malgré ces menaces, Sir Henry décide de se rendre à Baskerville Hall.
Consulté, Sherlock Holmes charge son fidèle Watson de l'accompagner.
Roman captivant, angoissant, Le Chien des Baskerville est l'une des plus célèbres aventures de Sherlock Holmes du grand Conan Doyle.


Le chien de Baskerville est un grand classique (Je regrette d'ailleurs qu'il ne fut pas partie de mes livres à étudier au collège).

C'est un roman presque épistolaire, le début de l'enquête étant narré au travers des lettres envoyées par Watson à Holmes ou d'extraits de son journal. Dans ses écrits, le docteur détaille ses pistes, les suspects potentiels , ses découvertes et conclusions.

Hélas pour lui, il y a fort peu de suspects, les révélations apparaissent à dose homéopathique et le mobile du crime reste impénétrable.

Le docteur est donc entrainé dans un jeu de piste, de faux indices menant à de faux coupables (dont Holmes faisait involontairement partit), où vielles légendes et lourds secrets s'entremêlent.

Bien qu'ayant assez vieillit, la plume du chevalier est très fluide tout en restant élégante. Le rythme, malgré quelques petites longueurs, est entrainant et on se prend facilement au jeu de l'enquête en entrant dans la peau de Watson.

Les personnages sont tous magnifiquement rendus mais je préfère nettement Watson à Holmes qui est "trop parfait"

L'ambiance est à la limite de celles des anciens films d'horreur (ceux qui effrayait en créant une tension palpable et non à coup d’hectolitres d'hémoglobine).

Seul point négatif que je trouverai à relever : l'absence d'Holmes sur une grande partie du livre. En effet, dès le début du livre, Holmes se livre à une analyse d'une canne oubliée par un visiteur afin d'en découvrir son identité.
Je m'attendais à ce que tout le livre soit de cet acabit. Seulement, le héros, retenu à Londres pour une autre affaire, délègue ses pouvoirs à son acolyte.
Certes, il le rejoindra plus tard, mais ce sera juste pour dénouer presque tout les mystères en bloc, sans laisser le temps au lecteur d'échafauder ses propres hypothèses.

­Malgré ce petit détail, cette lecture m'a beaucoup plu et elle m'a donné envie de lire d'autres livres de cet auteur.

J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge Tous les livres qu'il faut avoir lu dans sa vie.

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dimanche 18 septembre 2011

Merlin le prophète ou le livre du graal

Quatrième de couverture :
Chaque âge a ses fondateurs mythiques. 
Les dieux les aiment puis les tuent. 
Ainsi de la destinée exemplaire de Merlin, co-auteur avec Dieu de l'univers arthurien et de sa gloire, prophète du Graal et de la venue messianique de Galaad, victime dérisoire de l'amour humain et de ses enchantements.
Le texte que nous présentons ici est la traduction d'un large choix d'épisodes du Merlin, roman en prose du XIlle siècle, publié par Gaston Paris et Jacob Ulrich.





Achat impulsif dans une librairie d'occasion, uniquement basé sur le titre du roman, je n'avais pas prêté attention au fait que les textes qui le composent dataient du XIIIième siècle.
Fort heureusement, ce recueil à été traduit en français moderne, ou du du moins en majeure partie.

En effet, de nombreux passages n'ont pas été traduits. Il s'agit parfois de paragraphes complets, dont la traduction se trouve généralement à la suite, et parfois de simples mots, peut être oubliés, au milieu d'un phrase.
En effet, si la signification de la plupart des mots (comme 'dist' ou 'fist' ) sont triviaux, certains autres obligent à déduire le sens d'après le reste de la phrase, ce qui casse sensiblement le rythme de lecture.

Toutefois, cela ne retire en rien l'intérêt que je porte à ce livre. Cela lui rajoute même un petit coté « déchiffrage de parchemins anciens ».

De plus, les textes sont très intéressants et on y retrouve entre autre l'histoire de Vertigier, le couronnement d'Arthur et surtout la naissance de Merlin (même si à cause des origines du héros, la réplique suivante de Kaamelott me trottait sans cesse dans la tête, ce qui avait tendance à démystifier la lecture:

Arthur : C’est vrai c’qu’on dit que vous êtes le fils d’un démon et d’une pucelle ?
Merlin : Oui pourquoi ?
Arthur (évaluant dans sa tête) : Vous avez plus pris d’la pucelle.

Au final, bien que m'ayant donné parfois un peu de fil à retordre, ce livre m'a beaucoup plu et il dévoile quelques mystères d'un de mes personnages favori : Merlin.

vendredi 16 septembre 2011

Gallica

de Henri Lœvenbruck


Dans le royaume de Gallica, il est de coutume qu'à la Saint-Jean une brume (créature magique et rares telles que les loups, vouivre et licornes) soit mise au bucher.
Cependant, alors que le feu commençait à lécher le sac dans lequel le loup était prisonnier, Bohem, le fils du louvetier (ceux qui chasse les brumes), traversa les flammes pour sauver l'animal.
Manquant d'être excommunié, il fut rejeté par le reste du village et chassé de la maison familiale quatre ans plus tard.
Le jour même de son exil, son village fut attaqué et massacré par des guerriers vêtues de peaux de bêtes, envoyé pour le capturer.
Bientôt, ces guerriers ne seront plus les seuls à s’intéresser à ce mystérieux garçon, les soldats du roi, la Milice du Christ ainsi qu'un puissant ennemi tapis dans l'ombre, le Sauvage tenteront d'être les premiers à mettre la main sur lui.
Ignorant les raisons de cette chasse à l'homme, il devra découvrir les mystères liés à sa naissance et de son lien avec les brumes.



C'est avec plaisir que je replonge dans une nouvelle trilogie d'Henri Loevenbruck qui, bien que l'histoire diffère beaucoup (heureusement d'ailleurs), possède certaines similarités avec la Moïra.
Le héros possède un passé embrumé de mystère, des ennemis en pagaille, des pouvoirs mystérieux (moins puissant que ceux d'Aléa certes), mais surtout une faculté à se faire des alliés inattendus.

L'histoire se déroule dans une France moyenâgeuse et bien que les noms de roi et autres personnages historiques ai été grimés, il est assez simple de les reconnaître (Perso, je trouve pas que cela apporte grand chose à l'histoire).

Sinon, la plume de l'auteur est  restée fluide et agréable.
Je regrette un peu par contre que l'auteur ai tendance à anticiper la résolution des mystères. Par exemple, le lien entre les Compagnons et Bohem mis en évidence par la réflexion de celui-ci :
Partant du fait que les Compagnons se nomment les « Enfants de la Veuve » et que, du fait que son père soit mort avant sa mère, il était aussi l'enfant d'une veuve, il en déduit qu'il y a un lien entre eux.
Mais c'est le seul point noir à mon avis.
De plus, s'il est vrai que j'aime particulièrement les romans de fantasy où les loup ont une place importante (La Moira, Le chant de la Belgariade et Le chant de la Mallorée de David Eddings, L'assassin royal de Robin Hobb, etc ...), j'ai beaucoup aimé le parti pris de l'auteur pour ce noble animal.


Au final, je trouve que c'est une bonne série qui mérite d'être lu.

dimanche 11 septembre 2011

Le dernier magicien

de Megan Lindholm

À Seattle, les autres vagabonds l'appellent le Magicien. 
Lui, il voudrait juste qu'on le laisse tranquille. 
Quand il est revenu du Vietnam, il a cru qu'il avait laissé derrière lui ses vieux démons. Il ne voulait plus jamais sentir le souffle empoisonné de la guerre. Mais quelque chose de maléfique s'insinue dans les rues de la cité, une magie noire qui menace la ville tout entière. 
Seul le Magicien possède un pouvoir suffisant pour l'arrêter.
Alors bientôt, il devra choisir : rester et se battre, au risque de tout perdre, ou s'enfuir.
Être un Magicien, le dernier, ou simplement un homme. 
Un roman intimiste, à lire pour découvrir une autre facette de cet auteur.




De même que Le dieu dans l'ombre, ce roman de l'alter-égo de Robin Hobb ne fait pas partit d'une série (à l'instar de l'Assassin Royal et des Aventuriers de la mer).
Le "héros" est un SDF qui se contente de survivre en glanant dans les poubelles ou grâce à de petites combines, tout en nourrissant les pigeons de pop-corn qu'il tire en abondance de son sachet en plastique.
Sa "magie" comporte certaines règles : ne jamais faire de mal aux pigeons (d'où le titre original Wizard of the pigeons, qui d'ailleurs colle plus à l'histoire que le titre français), si quelqu'un se confie à lui, il doit lui l'écouter et dire la Vérité.
La magie, pour peu qu'elle soit réelle dans ce roman, est codifiée pour atteindre un équilibre qui ne doit pas être rompu.

Alors, lorsque Cassie, une confrère magicienne lui apprend qu'un puissant et maléfique ennemi est a ses trousses, il panique, hésitant entre affronter cet ennemi ou fuir dans le monde réel en abandonnant ses pouvoirs.

Le roman est assez sombre et le style est assez perturbant, sans fioriture tout en "oubliant" juste assez d’élément pour entretenir la curiosité. 
Rien n'est vraiment tranché, le lecteur est laissé en permanence dans le doute.
Malgré le fait qu'il n'y a presque pas d'action, le rythme lancinant, presque hypnotique, m'a obligé à poursuivre la lecture juste pour savoir, non si le Magicien vaincra ou non sa Némésis, mais savoir si le héros est réellement un magicien ou juste mentalement instable, se créant un univers fantaisiste pour oublier sa condition présente, son passé d'ancien combattant du Vietnam et son futur incertain.

Au final, bien que pour le moment, je lui préfère tout de même la série de L'assassin royal, j'ai aimé cette lecture qui, sans être un must, a le mérite de l'originalité.

lundi 5 septembre 2011

Loup Blanc

De David Gemmell


Skilgannon le Damné a disparu des pages de l'Histoire.
À la suite de son dernier triomphe, le Général a emporté les légendaires Épées de la Nuit et du Jour et a quitté les terres de Naashan. Les assassins envoyés à ses trousses par la Reine Sorcière furent incapables de le retrouver.
Trois ans plus tard, loin de là, une foule décidée à tuer se rassemble autour d'un monastère. Elle est accueillie par un unique prêtre désarmé.
En quelques terrifiantes secondes, le monde des villageois est changé à jamais, et la rumeur se répand à travers les terres de l'Est.
Skilgannon est de retour !
Il doit maintenant voyager à travers un royaume hanté par les démons en direction d'un temple mystérieux et de la déesse sans âge qui y règne.
Avec des assassins à ses trousses et une armée d'ennemis face à lui, le Damné se lance dans une quête pour ramener les morts à la vie.
Mais il ne voyage pas seul. L'homme qui marche à ses côtés est Druss la Légende !


Encore une fois je me retrouve avec un nouveau Gemmell entre les mains, partagé entre la joie de me replonger dans l'univers fantastique crée par cet auteur, et la triste certitude que, l'auteur nous ayant quitté, je n'aurais bientôt plus rien à lire de neuf de lui.

Je retrouve aussi tout ce qui me plait dans la plume de Gemmell : son style efficace et propre, de l'action pure et dure, de vrais héros, des mystères et de la magie.
Les personnages sont très fouillés, en particulier ceux de Skilgannon et de Jianna, très attachants et d'une complexité freudienne. Dommage que les « méchants » n'aient pas eu droit à un tel soin et soient aussi caricaturaux.

Sitôt le quatrième de couverture parcouru, je guette impatiemment le retour tant attendu de Druss (l'histoire se déroule avant l'invasion Nadir narrée dans Légende). Certes, ce n'est pas le véritable héros du livre, mais il reste mon personnage favori.

Gemmell est fidèle à lui même en axant de nouveau le fond du roman sur des valeurs fondamentales comme la loyauté, la bravoure, la justice, l'amour (d'un genre un peu particulier dans ce livre).

De plus, histoire de ne pas changer une recette qui fonctionne, le héros, Skilgannon, est encore un être torturé (Comme Druss, Tenaka, Parménion, Tarentio). Il porte la culpabilité du massacre d'une cité, est possédé par ses épées maudites et a sa tête mise à prix par la femme qu'il aime (et qui étrangement l'aime en retour) et porte le deuil de sa femme (celle avec laquelle il était marié)

Il est vrai qu'il y a de nombreuses redondances avec ses autres romans, mais cela n'enlève en rien du charme du roman.
Que dire de plus ? Du Gemmell comme on les aime. A lire absolument.

dimanche 28 août 2011

La ferme des animaux

De Georges Orwell

Alors que la ferme de Mr Jones s'endort, Sage l'Ancien, le plus âgé des cochons tient une assemblée réunissant tout les animaux de la ferme.
Il leur fait part de son rêve : débarrasser le monde de la race humaine qui les maintient en esclavage. Il encourage donc les animaux à se soulever contre Mr Jones et leur enseigne le chant « Bêtes d'Angleterre » en guise de chant de ralliement.
Hélas, mourant trois jours plus tard, le cochon ne verrat pas cette révolution qui, un jour où le fermier oublia de nourrir les bêtes, éclata violemment.
Les humains furent chassés de la Ferme du Manoir, qui fut renommée Ferme des Animaux, et ce furent les cochons Napoléon et Boule de neige, ainsi que Brille-Babil, qui prirent le commandement.

Afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs que Mr Jones et de garantir aux animaux une meilleure vie que celle qu'ils subissaient sous son joug, ils mirent en place sept règles à respecter, affichés à la vue de tous sur le mur de la grange.
  • Tout deuxpattes est un ennemi.
  • Tout quatrepattes ou tout volatile est un ami.
  • Nul animal ne portera de vêtements.
  • Nul animal ne dormira dans un lit.
  • Nul animal ne boira d'alcool.
  • Nul animal ne tuera un autre animal.
  • Tous les animaux sont égaux.
Cependant, au fil du temps et des générations d'animaux, les commandements s'oublient et se modifient, au privilèges des cochons.
"Nul animal ne tuera un autre animal" devient "Nul animal ne tuera un autre animal sans raison valable";
"Nul animal ne boira d'alcool" devient "Nul animal ne boira d'alcool à l'excès";
"Nul animal ne dormira dans un lit" devient" Nul animal ne dormira dans un lit avec des draps"

Au fur et à mesure du développement de la ferme, les droits gagné par la révolution sont un à un retirés aux animaux, les belles promesses vite oubliées. On recommence à vendre aux humains une partie de la production, une partie des oeufs, etc …

Au final, de tout les commandements, un seul resta affiché sur le mur: 
Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres.


C'est le second livre que je lis de Georges Orwell (après 1984. A lire absolument!!!).
Si ce livre se lit très facilement, un peu comme une fable, il donne beaucoup à réfléchir.
La morale est facile à voir : Grosso modo, les révolutions n'apportent pas de pouvoir au peuple. Seuls les dirigeants changent.

Bien que mes restes de notions d'histoire ne soient guère plus des traces, j'ai trouvé le parallèle avec l'URSS du début de vingtième siècle est assez remarquable (J'ai tout de même été vérifié sur le net une fois le livre achevé histoire pour en être certain. :p).
J'ai donc du refouiller un peu afin de me souvenir à qui les personnages faisaient références :
  • Sage l'Ancien représente Karl Marx
  • Napoléon, Staline
  • Boule de Neige, Trotski
  • Mr. Jones, Nicolas II
  • Le cheval, Malabar, représente la masse ouvrière russe, prête a se sacrifier pour la collectivité
Par contre, je ne sais pas si l'âne Benjamin est une référence à un personnage historique (ou peut être est ce l'auteur lui-même ?).

De plus, tout les ingrédients d'une bonne dictature sont réunis : l'embrigadement et la manipulation du peuple, les milices privées, les slogans vantant les valeurs du travail et évidement, la discrétisation et l'élimination des opposants.

Le faible nombre de pages est aussi un petit plus car, sur la fin, le livre traine un peu en longueur, d'autant plus que l'on se doute fortement de la chute.



J'ai vraiment aimé la lecture de ce livre, au style simple mais empli de critiques à peine déguisées, beaucoup moins sombre que 1984.
A lire absolument !!!

J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge Tous les livres qu'il faut avoir lu dans sa vie.
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En furetant un peu sur le net, j'ai trouvé cette adaptation de l'œuvre en dessin animé (c'est un peu vieillot et les traductions diffèrent de celles de la VF du livre mais cela reste intéressant).




jeudi 4 août 2011

Autre-Monde

De Maxime Chattan

Personne ne l'a vue venir. 
La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l'obscurité et l'effroi. 
D'étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, les palpent, à la recherche de leurs proies... 
Quand Matt et Tobias se sont éveillés, la terre n'était plus la même. 
Désormais seuls, ils vont devoir s'organiser. 
Pour comprendre. 
Pour survivre... 
A cet Autre Monde 


Imaginez un monde où la nature a repris le pouvoir, où les adultes sont redevenus sauvages et les enfants se sont assemblés en bandes pour survivre, où chaque promenade est une expédition, chaque jour passé, un exploit. 
Un monde recouvert par un océan de forêts, peuplé de créatures fabuleuses, traversé de courants étranges, d'énergies nouvelles. 
Un monde nouveau où trois adolescents tentent de déjouer les pièges d'une mystérieuse reine, acharnée à leur perte : Malronce. 
Oubliez tout ce que vous savez... pénétrez dans Autre-Monde. 


 

Tobias disparu dans les entrailles du Raupéroden, Matt et Ambre retournent à Eden, la cité des Pans, pour avertir le conseil de la ville de l'imminence d'une invasion des Cyniks, fomentée par la reine Malronce. 
Les Pans n'ont plus le choix, ils doivent se préparer à combattre, notamment en développant leur Altération, ce pouvoir surnaturel octroyé par le Cataclysme.





Mon résumé :
Alors que l'espèce la plus évoluée de la planète vaquait à ses occupations de Noël, une mystérieuse tempête à l'échelle planétaire s'abat sur elle, faisant disparaitre toute forme de civilisation et de technologie.
Les seuls rescapés de ce cataclysme sont les enfants qui, pour survivre, se réunissent en clans (surnommés les Pans).
En effet, les adultes sont soit transformés en monstres, soit rendu amnésiques et sont surnommés par les Pans les Gloutons et les Cyniks.
De plus, ces derniers, rendu violent, belliqueux et surtout mentalement malléables, sur les ordres de la reine Malronce, enlèvent les Pans afin de se voir accorder la rédemption de Dieu, qu'ils croient à l'origine de la tempête.
Une guerre s'annonce entre enfants et adultes, au beau milieu d'une nature qui a repris ses droits à une échelle gargantuesque, et qui s'annonce clairement en la défaveur des plus jeunes.
Cependant, la tempête ne s'est pas contenté de modifier les adultes, certains Pans acquièrent certaines capacités spéciales, les Altérations, leur permettant d'accroitre leur force, leur vitesse et bien autre capacité plus ou moins utiles tel qu'avoir des ongles phosphorescents.


Ce sont les premiers livres que je lis de cet auteur, que l'on m'avait chaudement recommandé pour ses thrillers.
L'auteur, d'après mes recherches, change de style, où plutôt reviens à son premier style, pour la fantasy en ciblant un public plus jeune.

L'essai est d'ailleurs assez réussi et, bien que la cible soit les adolescents, il reste aussi intéressant pour un adulte.

On remarque un petit clin d’œil à Stephen King dans ce livre. Dans le premier tome, la tempête enlevant les adultes fait penser à La tempête du siècle, pendant laquelle le héros, qu'une coupure de courant généralisée prive de tout occupation « moderne », relis un livre de cet auteur.
Sur le fond, on reste dans le classique avec une histoire s'assombrissant de page en page, un petit groupe de héros très soudé et qui découvre leurs pouvoirs en même temps que le lecteurs, un adversaire ténébreux, tout puissant et dont on ne sait presque rien, etc...

De plus, j'ai trouvé certaines bonnes originalités.
La terre, fatiguée de l'espèce qui la détruit, lui envoie bon nombre d'avertissements et qui, devant son aveuglement, prend des mesures radicales. Toutefois, en bonne mère, elle laisse une chance à l'espèce qu'elle à créé de faire ses preuves en lui montrant qu'elle peut changer.
De nombreuses leçons de morales sont aussi dispensés telles que l'écologie évidement (Que l'éditeur aurait bien fait de suivre au lieu d'imprimer le premier tome sur la moitié de la page. Était ce si important que le livre fasse 400 pages au lieu de 200 ?) et la violence (même en état de légitime défense)
Le ré-apprentissage de la vie en société, avec la version des pans et celles des adultes, est aussi un thème bien exploité.

De plus, cette trilogie se lit extrêmement vite, pas tant du fait de sa simplicité d'écriture, mais d'avantage par son rythme haletant et sa fraicheur.

Enfin, je trouve que c'est un excellent livre pour se détendre sans se prendre la tête dans un hamac ou dans les transports en commun.

Une suite serait apparemment prévue avec un quatrième tome : Entropia.