samedi 28 janvier 2012

Star wars - Nouvelle République, Tome 2 : Union

De et  Robert Teranishi

 
Résumé :
Alors que la Nouvelle République émerge des cendres de l’Empire, Luke Skywalker, le plus grand héros Jedi, demande la main de Mara Jade, ex-assassin de l’Empereur Palpatine. Impériaux et représentants de la Nouvelle République mettent tout en œuvre pour annuler cette union contre-nature. Union est la mise en image attendue de l’un des événements majeurs post-trilogie classique.
 

Mon avis :
L'intrigue de base est assez originale pour un Starwar. Pas de guerre à mener, ni d'ennemi à repousser. Les héros profitent d'un moment de paix bien mérité pendant lequel ils organisent le mariage de Luke, ancien leader de l'alliance rebelle, et Mara, ancienne agent impériale surnommé la Main de l'Empereur. De plus, cela marque un véritable changement dans l'ordre Jedi, car dans l'ancienne république, tout sentiment était prohibé pour un Jedi (Pas étonnant que la race ait faillit s'éteindre :) ).

Ceci dit, pour bien profiter de ce livre, il est fortement conseillé d'avoir lu une partie de la saga des livres StarWars. Les films ne suffisent pas, Mara n'y apparaissant même pas.
Le dessinateur profite de ce moment de paix entre deux batailles (Celle contre les impériaux et l'invasion Yuuzhan Vong) pour croquer une grande partie des personnages connus comme Antilles, Talon Kardde, Kipp Duron, Winter, Tycho Celchu ...

Hélas, autant j'ai apprécié les décors et les traits vifs donnant vie aux combats au sabre laser, je n'ai pas du tout
aimé une grande partie des personnages et en particulier celui de Leia. Ses traits sont inexpressifs et elle a le regard d'une vache regardant passer les trains.

A part ça, même si le scénario est simple, un simple complot des impériaux, j'ai bien aimé le principe de montrer un peu la vie des héros en temps de paix où Mara se bat pour trouver sa robe de mariée et où Han organise l'enterrement de vie de garçon dans un bouge de Coruscant.

Au final :

Bien que j'ai été un peu déçu par certains graphismes, j'ai assez apprécié cette histoire atypique sur le ton de "Que deviennent nos héros une fois la bataille terminé ?".
Toutefois, je pense que cette lecture est clairement réservé aux fans de l'univers de Starwars, les autres risquent de passer très vite leurs chemins.



lundi 23 janvier 2012

Les Bannis et les Proscrits, Tome 2 : Les Foudres de la Sor'cière

De James Clemens

Elena porte désormais la marque de la sor'cière dans la paume de sa main. Cette tâche écarlate est la preuve d'un don fabuleux à la puissance inimaginable: un pouvoir sauvage, séduisant, difficile à contrôler. Seule celle qui maîtrise la magie sanglante peut s'opposer aux créatures et au mal du Seigneur Noir. Pourtant Elena n'est pas encore maîtresse de son pouvoir. Protégée par un guerrier sans âge et une bande de renégats, elle part en quête d'une cité perdue où, selon la prophétie un ouvrage mystique détient la clé de la défaite du Seigneur Noir.
Mais si celui-ci la trouve en premier, Elena deviendra son arme la plus terrible

Après quelques hésitations, je me suis enfin lancé dans la lecture de ce second tome. En effet, le premier ne m'avait ni suffisamment plu pour que j'enchaine la lecture immédiatement, ni suffisamment déplu au point de me faire arrêter la lecture de la série.

Dans l'ensemble, il ne diffère pas beaucoup du premier bien que de nouveaux personnages fassent leurs apparitions, enrichissant au passage la panoplie de créatures de contes de fées présente dans cette série avec des sirènes et des dragons.
Bien que les révélations au sujet d'Elena soient intéressantes, j'ai été un peu déçu de ne pas en apprendre d'avantage sur son adversaire, le Coeur Noir. Ok, c'est un vilain-méchant-pas-beau qui veut, à priori, dominer le monde et qui fait le mal, mais je trouve ça un peu léger.
Au contraire, je trouve que certaines particularités, bien détaillées elles, des Malegardes sont un peu trash pour un public jeune.

Toutefois, l'histoire, alternant entre les différents groupes (anciens personnages séparés et groupes de nouveaux personnages), est très fluide et se focalise un peu moins sur Elena, qui est loin d'être mon personnage favori.

Au final, bien que Les foudres de la sorcière soit plus intéressant que Le feu de la sorcière, il manque la petite touche qu'ont Gemmell et Bottero pour faire d'une histoire une grande épopée.
Je lira certainement la suite mais d'avantage par curiosité que par passion.


Une nouvelle fois, j'ai retrouvé encore une fois dans un livre de fantasy une référence à la célèbre réplique de l'Arme Fatale "Je suis trop vieux pour ces conneries". Comme la fois précédente, je ne sais pas s'il faut l'attribuer à l'auteur ou au traducteur.

jeudi 19 janvier 2012

Challenge Petit Bac 2012




C'est un challenge que j'ai découvert par hasard sur le blog de Petite Fleur.Il est organisé par Enna.
J'ai trouvé le concept intéressant (et pas trop contraignant) et n'ayant pas encore de challenge pour cette année, je me suis inscrit dans la foulée, sans avoir choisis un seul livre, ni même consulté ma PAL.

Le principe est très simple. Comme le jeu du petit bac, où il fallait trouver des mots correspondants aux catégories choisies, il faut choisir des livres dont le titre contient un mot correspondant aux catégories suivantes.

Prénom :
Carrie de Stephen King

Lieu géographique :
De la terre à la lune de Jules Vernes

Métier :
L'impératrice de la soie de José Frèches

Animal :
John Shannow, Le loup dans l'ombre de David Gemmell

Végétal :
La tulipe noire d'Alexandre Dumas 

Objet :
La pierre et le sabre d'Eiji Yoshikawa

Sport / Loisir : 
La joueuse de go de Shan Sa

Personne connue :  ???


Partie du corps :
Le sang de Fiona MacIntoch

Couleur :  Croc blanc de Jack London
 

Gros mot (optionnel) :
????


Voila ma liste enfin complète.

dimanche 8 janvier 2012

Les bannis et les proscrits, tome 1: Le feu de la Sor'cière





Par une nuit fatale à Alasea, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l'espoir, de préserver le bien. 
Cinq cents ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d'un pouvoir perdu depuis longtemps. 
Mais avant qu'elle puisse en saisir les implications, le Seigneur Noir lance ses hordes des ténèbres pour s'emparer de la magie embryonnaire qu'elle détient. Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible... mais aussi vers la compagnie d'alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux.




C'est le premier tome d'une série dont j’avais « entendu » le plus grand bien sur la toile et dont l'auteur ne m'étais pas inconnu, ayant également apprécié un autre de ses livres publié sous son autre pseudo James Rollins (L'ordre du dragon).


Je n’ai donc pas eu de surprises (bonnes comme mauvaise) en lisant ce roman. 
L’action y est très présente, prenant le pas sur les descriptions. Le résultat est donc fluide et rapide à lire mais risque de frustrer les adorateurs du style des Tolkien-like.


Ceci dit, les personnages sont intéressants, quoi qu'en nombre un peu important pour un seul livre
Ils forment un groupe de héros, classique en fantasy, composé de plusieurs races/classes (humain, immortel, sorcière, elfes, nymphes, nains, métamorphes, démons etc...). Pour peu, on se croirait dans un jeu vidéo.
J'ai eu une petite préférence pour les personnages de l'ogre, un rien plus original que les autres, et du loup, dont les moyens utilisés pour communiquer, des images mentales qu'il implante dans l'esprit de quelques membres du groupe, sont assez intéressantes.


Par contre, je n’ai pas du tout compris l’intérêt de coller des apostrophes un peu partout dans les mots liés à la fantasy: sor'cière, ensor'celé, n'ain, o'gres, el'phes, etc. Ça n'ajoute absolument aucune valeur au livre. Ça agace un peu au début, puis, au fil de la lecture, j'ai fini par ne même plus les voir.


Au final, c'est un lire de fantasy sympathique, peut être le prélude d'une grande saga, qui se laisse lire facilement.
Je lirai donc le second tome, nettement plus passionnant que ce tome selon l'avis de Ptitetrolle.

mercredi 28 décembre 2011

Royaume magique à vendre ! Tome 1 : Le royaume magique de Landover

De Terry Brooks


Ben Holiday n'est plus que l'ombre de lui-même depuis la mort de sa femme. Avocat désabusé, il a perdu toute foi en la justice des hommes et n'espère plus un monde meilleur.
Alors, pourquoi ne pas répondre à cette annonce publicitaire « achetez un royaume pour un million de dollars ! Landover, terre d'enchantement et d'aventure tirée des brumes du temps, pays de chevaliers et de pages, de dragons et de lentes demoiselles, de sorciers et de jeteurs de sort. Tous vos rêves deviendront réalité dans ce royaume d'un autre monde. » Voilà exactement, pense-t-il, l'endroit où il pourra renouer avec ses idéaux. Malheureusement, les songes peuvent se révéler parfois plus dangereux que la réalité...




Ayant apprécié le Cycle de Shannara, c'est avec une grande curiosité que j'ai commencé ce livre au titre si prometteur.

Je m’attendais un peu à du burlesque du genre de Pratchett : un homme sans prétention venant de notre monde et qui, n'ayant plus rien à perdre, accepte de débourser un million de dollars pour devenir roi d'un royaume sans même croire réellement à son existence et finit par devenir le roi d'un château vide avec quatre serviteurs (deux gobelins, un majordome changé en chien par l'incompétence du mage royal), aucuns alliés et de puissants ennemis.

L'idée de faire traverser les univers à un contemporain n'est pas nouvelle, mais lui faire payer son royaume est assez cocasse.

Hélas, l'histoire traine en longueur et mis à part quelques originalités, comme l'équipe de bras cassés qui lui sert de serviteurs, il n'y a rien de transcendant dans ce roman, ni de franchement drôle.

Des sujets à reconquérir en accomplissant diverses quêtes, un dragon, une sorcière, des sylves, de la magie : les bases classiques d'un roman de fantasy mais il manque un je ne sais quoi pour lui donner une réelle consistance.

Toutefois, j'ai bien apprécié l'image du personnage principal qui s'investit dans la reconstruction du royaume tout en se reconstruisant lui-même.

Au final, ce premier opus, sans être révolutionnaire, se lit par curiosité mais, pour le moment, j'hésite à poursuivre cette série.

lundi 26 décembre 2011

Fahrenheit 451

De Ray Bradbury


451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.
Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.




Fahrenheit 451 est un grand classique que l'on ne présente même plus.
L'auteur nous dépeint un futur, pas si éloigné du notre, tant culturellement que temporellement, ou la lecture (de livre) est interdite.
En effet, lire mène à la réflexion. Chacun réfléchissant différemment, cela amène les gens à avoir des idées différentes, ce qui est déclaré comme antisocial et ennemi de la paix.
Cette société engendre donc un troupeau de moutons abruti par la télévision, ne pouvant et ne voulant plus réfléchir par eux même (trop fatigant).

Le personnage type de ce formatage est la femme du héros, Mildred, qui ne vit que pour et par ses écrans géants diffusant la "famille", émission de télé-réalité occupant son esprit en continu.
Non content de juguler toute réflexion, ce genre de société contrôle aussi les souvenirs. Sans les livres, pas d'histoire, ni de passé. La société est alors libre de le remodeler à sa guise.

Montag, le héros, n'était pas différent des autres personnes et son métier de pompier-bruleur de livre (Dans la version original, le terme de pompier remplacé par 'firemen' l'homme du feu prend tout son sens) lui plaisait même avant sa rencontre avec Clarisse McClellan, jeune fille excentrique, élevé par sa famille dans l'esprit de liberté individuelle et de réflexion personnelle.

Elle l’amène à se demander ce que contiennent les livres qu'il brule. Pourquoi des personnes en cachent-ils contre la loi et sont même prêtes à mourir avec eux ?
Cette simple incitation à la réflexion lui fera remettre en cause toute la société dans lequel il vit.

C'est un roman percutant et incroyablement visionnaire. A sa sortie, le télévision en était encore à ses balbutiements et pourtant Bradbury décrit des écrans plats recouvrant les murs, la télé-réalité, les lecteurs de musiques portables (appelés les coquillages).
Il est effrayant car la société décrite pourrait bien être la notre. En effet, le contrôle de la population par l'occupation perpétuelle de l'esprit par les murs écrans et les coquillages m'évoque le patron de TF1 qui vendait du temps de cerveaux  disponibles aux pubs.

Au final, c'est un livre qui n'a pas trop mal vieillit, malgré les 70 ans.
Bien qu'il se lise très vite, il entraine beaucoup de réflexions. (Je sens que je vais surveiller de près le premier pompier qui viendra me vendre un calendrier :p)

C'est un livre à lire absolument et qui clos en beauté ce challenge Tous les livres qu'il faut avoir lu dans sa vie.

Et vous, quel livre apprendriez-vous par cœur pour le sauver ?

samedi 17 décembre 2011

Cénox, l'enfant druide

De Jacques Gohier
Illustré par Dub



Cenox est un jeune gaulois de la tribu des Cénomans, vivant à l'époque trouble ayant vu Vercingétorix vaincu à Alésia.
Fils de l'archidruide Cénomanix, qui l'instruit et lui apprend les secrets des simples, il est habitué à rechercher dans la forêt les ingrédients nécessaires à leurs fabrications.
Lors d'une de ces cueillettes, un général romain, grand ami de César, rasa le village en représailles de l'aide apporté par celui-ci lors de sa capture  pendant la guerre.
Son père, mourant, l'envoie prévenir le village voisin et retrouver son frère Robix.
La transmission de ce message sauve bien des vies et c'est en héros qu'il intègre, sous la tutelle de son oncle devenu archidruide, l'école des druides.


A mi-chemin entre le roman et le manuel d'histoire, ce livre est particulièrement instructif et bien construit. Les personnages fictifs et réels se mêlent en une grande aventure les menant jusqu'à Vercingétorix lui-même.
Ce livre nous en apprend un peu plus sur la magie des druides qui, entre la magie réelle et le tours de passe-passe, faisaient d'eux les messagers des dieux.

Les illustrations, forts nombreuses, sont belles, simples et toujours dans le contexte de l'action (Je note tout de même une petite coquille, lorsqu'un guerrier gaulois brandis une épée à double tranchant alors qu'elle est décrite  à simple dans le roman. Mais bon, je chipote un peu).

Petit bonus : Bien que le roman à lui seul soit déjà instructif, l'auteur à ajouté, à la place d'un lexique, un petit documentaire comportant les grandes lignes de l'histoire de nos ancêtres les gaulois, les noms des différentes tribus ainsi que diverses anecdotes comme par exemple le choix du coq comme emblème (Coq et Gaulois se traduisant Gallus en latin).

Comme il faut bien trouver un défaut à ce livre, je soulignerai que, si le caractère pédagogique de cette œuvre est irréprochable, je trouve que l'histoire proprement dite manque un peu de consistance .
Les actions s'enchainent sans temps morts mais sans détails non plus, laissant comme une impression de lire un résumé du livre.

Ce livre est clairement destiné aux enfants de 12 ans et plus, et bien qu'un adulte puisse peut être apprendre une chose ou deux, je doute qu'il le passionne.

Un grand merci à Babelio et aux Éditions Adabam pour m'avoir envoyé ce livre à l'occasion du programme Masse Critique.