mercredi 22 février 2012

Les Bannis et les Proscrits, Tome 3 : La Guerre de la Sor'cière

De James Clemens



La magie sanglante est un pouvoir ravageur... 
La jeune Elena le tient entre ses mains et bien plus encore. 
Car le sort de tout Alaséa dépend du Journal Sanglant, un puissant talisman forgé cinq siècles plus tôt. Seuls les secrets contenus dans ses pages permettront à Elena de vaincre le maléfique Seigneur Noir. Malheureusement, le Journal Sanglant est caché à Val'loa, la cité légendaire sur laquelle règne Shorkan, le bras droit du Seigneur Noir. 
Pour s'en emparer, Elena aura bien besoin de ses compagnons, dont le guerrier manchot Er'ril, le seul homme qui sache comment en déverrouiller les protections magiques, ou encore son dragon Ragnar'k... 


Hésitant sur les deux premiers opus, j'ai rempilé pour La guerre de la sorcière. Suite à la lecture de ce tome, les deux premiers m'ont donné l'impression d'être une introduction, où l'auteur place soigneusement ses pièces.
Grâce à eux, la plupart des personnages sont déjà bien connus et ce livre ne souffre donc pas de l'ajout de nouveaux personnages.
Je garde malgré tout mes préférences pour l'ogre et Mycelle, la métamorphe, guerrière et mère de l'ogre.
Je trouve aussi le personnage d'Elena de moins en moins agaçant. Elle gagne en maturité en acceptant à la fois ses responsabilités envers Alaséa en tant que sorcière et en tant que femme en acceptant ses sentiments pour Er'ril.

De nombreux rebondissements, tels que la recherche d'alliés par Sywen et Kast, les manigances de Greshym l'arrivée des elfes, etc, agrémentent ce roman
L'action, les batailles et la magie sont toujours au rendez-vous, ponctués par des notes de tragédies, de trahissons, de machinations et d'amour.

Ce tome est également riche en révélations sur les origines des Me’rai et des Dre’rendi, la pratique de la magie noire par le frère de la sorcière, Joach, ainsi que sur les pouvoirs de tisseur lui faisant voir en rêve une partie de l'avenir.
Un rêve le montrant terrassant Er'ril avec la magie noire, pour protéger sa sœur contre les envies meurtrières de celui-ci, mettra en doute la sincérité même de l'homme lige de la sorcière

Les seules révélations manquantes sont celles sur le Cœur Noir. Qu'est-il ? Quels sont ses desseins ?

Au final, c'est une série qui se bonifie de tome en tome. Malgré ses presque 800 pages, le troisième tome se lit avec facilité, intérêt et surtout beaucoup de curiosité.

Le quatrième tome est d'ailleurs déjà bien entamé.


Mes avis sur le tome 1 et 2 sont disponible ici et .

mercredi 15 février 2012

Elric, Tome 1 : Elric des Dragons

De


Résumé :

Melniboné, l'île aux Dragons, régnait jadis sur le monde. Désormais les Dragons dorment et Melniboné dépérit. Sur le trône de Rubis siège Elric, le prince albinos, dernier de sa race, nourri de drogues et d'élixirs qui le maintiennent tout juste en vie. La menace plane ; alors il rend visite au Seigneur du Chaos, Arioch, et conclut un pacte avec lui. Il s'engage ainsi sur le chemin de l'éternelle aventure : le Navire des Terres et des Mers le porte à la cité pestilentielle de Dhozkam, et son destin le pousse à franchir la Porte des Ténèbres ; au-delà, deux épées noires attendent leur maître et leur victime...


Mon avis :
Au hasard d'une visite chez mon libraire d'occasion favori, je suis tombé sur ce titre lu il y a quelques années dans l'almanach de la fantasy que m'avait prêté Plume (encore merci d'ailleurs).


J'ai eu un peu de mal à accrocher à l'histoire car, si j'ai bien aimé le coté fragile du héros contrastant avec sa puissance en tant qu'empereur, les personnages tergiversent de nombreuses pages sur son incapacité à régner comme le veut la tradition, sa politique trop “humaine” et évidement sur sa faiblesse physique.
La trame centrale est classique à souhait : le cousin d'Elric, Yyrkoon, est son parfait opposé et complote pour prendre sa place et devant son échec, enlève la bien-aimé d'Elric, la belle Cymoril.
Évidement, Elric le poursuit à travers les mers jusqu'aux enfers pour la secourir.


En cela, le livre est l'archétype du roman de fantasy.
Cependant, Moorcock insuffle une petite touche de poésie et certainement beaucoup de lui-même dans les personnages comme il est dit dans la préface :


"(...) dans ses premières aventures, Elric se déplaçait dans un univers assez semblable au mien. Pour moi, Elric c'était moi (tout au moins le moi des années 60). Nous avions en commun les mêmes caractéristiques troubles du traître et du trahi, un abasourdissement identique face à l'existence et le même désir de trouver des solutions ; car toutes ces formes d'incompréhension menant à la violence, au cynisme ou au désir de puissance, tout cela venait de moi."


Ce premier livre jette les bases d'une tragédie, à l'instar des tragédies grecques, certainement plus profonde.
En effet, pour retrouver son cousin, Elric se lie avec Arioch, maître des enfers et du chaos qui, en échange de sa future loyauté, lui prête main fortes.


Seul bémol,  je n'ai pas accroché aux autres personnages,à l'exemption du héros, pas suffisamment fouillés à mon goût. Leurs relations sont cousus de fil blanc et, dès les premières pages, on devine la relation amoureuse avec Cymoril et la rivalité avec Yyrkoon.


L'écriture est fluide bien qu'un peu trop ampoulé, comme si de multiples réécriture avaient fait disparaitre un peu de la chaleur du phrasé au profit de la forme. 


Sans être un summum du genre, ce premier opus du cycle d'Elric fut une bonne découverte et mérite d'être lu.
Je poursuivais donc la lecture du cycle d'Elric avec le second tome La forteresse de la perle.

vendredi 10 février 2012

La pierre et le sabre

D'Elji Yoshikawa


"Le sabre perça l'air avec le bruit sec d'une corde d'arc, et un cri foudroyant remplit l'espace vide...
Un énorme soleil rouge jaillit en flammes au-dessus du Higashiyama... Fasciné, vibrant de vie, Musashi le regardait monter...
Son sang parut sur le point de jaillir de ses pores. On eût dit le diable même, surgi de l'enfer."

Dans le Japon du XVIIe siècle, Miyamoto Musashi, jeune homme fougueux, n'aspire qu'à se battre. Recherché dans tout le pays, il est recueilli par un moine et n'a bientôt plus qu'un but : tendre à la perfection grâce aux arts martiaux.
Son sabre sera désormais serviteur du bien. Il ira de combats en conquêtes à la recherche d'amour et de sagesse, épaulé par le chant de sa tendre Otsu.
Un grand classique du récit initiatique qui marie amour, aventure et quête de soi.



L'auteur nous offre une version romancée de la vie de Miyamoto Musashi (autre façon de prononcer son véritable nom : Takezo), samouraï célèbre ayant réellement vécu au 17ième siècle.
L'histoire débute juste à la fin de la grande bataille de Sekigahara, à laquelle Takezo et son ami Matahashi survivent de justesse et se réfugient chez Oko et Akemi.
Rétabli, Takezo rentre dans son village sans Matahashi, celui-ci ayant préféré fuir avec une autre femme que de rejoindre Otsu, sa fiancé.
Sa jeunesse tumultueuse, le barrage forcé à la frontière pour revenir dans son pays et sa culpabilité passive dans la désertion de Matahashi lui valent son rejet par les membres de son village.

Guidé de façon aussi originale que douteuse par le moine errant Takuan, il deviendra Musashi  et consacrera alors sa vie à la recherche de l'accomplissement personnel par le biais de la voie du samouraï.
Il parcoure le Japon afin de défier les plus grandes écoles pour améliorer son art et donner un véritable sens à sa vie.

Au travers de la quête de Musashi, de nombreux personnages historiques sont présentés, restituant un peu plus nettement l'histoire dans son contexte historique.
Certains personnages du livre sont méprisables, d'autres sont ambiguës, certains particulièrement attachants mais tous sont dépeint avec un charisme certain.

A la manière des romans de capes et d'épées occidentaux, l'action et les combats prennent évidement une part importante du livre.
Cependant, contrairement aux chevaliers qui défendent la veuve et l'orphelin (et surtout les princesses) pour atteindre la renommé, le parcours du samouraï est intérieur, à la recherche du geste parfait et de sa propre maîtrise.

Toujours dans la recherche de ce geste parfait, Musashi s’intéresse également au travail des artisans et artistes comme le potier. Ces professions serviront ultérieurement de références à Musashi pour étayer ses théories dans le Gorin no sho (Traité des cinq roues).

Malgré le fait que Musashi soit le samouraï le plus célèbre au monde, le personnage n'y est pas invincible. Ses plus grandes forces ne sont pas sa taille, ni ses solides épaules mais son sang-froid devant des situations périlleuses et son sens méthodique de la préparation au combat, que soit pour un duel ou un combat contre de multiples adversaires


L’enchaînement des passages d'actions, de dialogues et de descriptions est très fluide et peint un Japon d'une toute beauté.
La violence décrite dans ce livre y est assez relative. Certes, le sang coule à flot. Dans des combats au sabre, il serait difficile d'être réaliste en faisant autrement, mais l'auteur ne fait pas dans la démesure en détaillant les dégâts causés. 

Une petite chose m'a intrigué. Malgré la superficie du Japon, les personnages principaux ne cessent de se rencontrer entre eux, de se séparer pour ensuite se retrouver inopinément quelques pages plus loin. Bien que j'ai trouvé cela un peu téléphoné, cela n'a ne retire rien à la qualité de l'histoire.


Au final, c'est un livre passionnant, d'une portée nettement supérieure à celle d'un roman d'aventure. Car, au travers de ses combats, Musashi entraîne le lecteur dans un parcours initiatique, celui du bushido.

A lire absolument pour tout amateur de la culture nippone.


J'ai  lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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samedi 28 janvier 2012

Star wars - Nouvelle République, Tome 2 : Union

De et  Robert Teranishi

 
Résumé :
Alors que la Nouvelle République émerge des cendres de l’Empire, Luke Skywalker, le plus grand héros Jedi, demande la main de Mara Jade, ex-assassin de l’Empereur Palpatine. Impériaux et représentants de la Nouvelle République mettent tout en œuvre pour annuler cette union contre-nature. Union est la mise en image attendue de l’un des événements majeurs post-trilogie classique.
 

Mon avis :
L'intrigue de base est assez originale pour un Starwar. Pas de guerre à mener, ni d'ennemi à repousser. Les héros profitent d'un moment de paix bien mérité pendant lequel ils organisent le mariage de Luke, ancien leader de l'alliance rebelle, et Mara, ancienne agent impériale surnommé la Main de l'Empereur. De plus, cela marque un véritable changement dans l'ordre Jedi, car dans l'ancienne république, tout sentiment était prohibé pour un Jedi (Pas étonnant que la race ait faillit s'éteindre :) ).

Ceci dit, pour bien profiter de ce livre, il est fortement conseillé d'avoir lu une partie de la saga des livres StarWars. Les films ne suffisent pas, Mara n'y apparaissant même pas.
Le dessinateur profite de ce moment de paix entre deux batailles (Celle contre les impériaux et l'invasion Yuuzhan Vong) pour croquer une grande partie des personnages connus comme Antilles, Talon Kardde, Kipp Duron, Winter, Tycho Celchu ...

Hélas, autant j'ai apprécié les décors et les traits vifs donnant vie aux combats au sabre laser, je n'ai pas du tout
aimé une grande partie des personnages et en particulier celui de Leia. Ses traits sont inexpressifs et elle a le regard d'une vache regardant passer les trains.

A part ça, même si le scénario est simple, un simple complot des impériaux, j'ai bien aimé le principe de montrer un peu la vie des héros en temps de paix où Mara se bat pour trouver sa robe de mariée et où Han organise l'enterrement de vie de garçon dans un bouge de Coruscant.

Au final :

Bien que j'ai été un peu déçu par certains graphismes, j'ai assez apprécié cette histoire atypique sur le ton de "Que deviennent nos héros une fois la bataille terminé ?".
Toutefois, je pense que cette lecture est clairement réservé aux fans de l'univers de Starwars, les autres risquent de passer très vite leurs chemins.



lundi 23 janvier 2012

Les Bannis et les Proscrits, Tome 2 : Les Foudres de la Sor'cière

De James Clemens

Elena porte désormais la marque de la sor'cière dans la paume de sa main. Cette tâche écarlate est la preuve d'un don fabuleux à la puissance inimaginable: un pouvoir sauvage, séduisant, difficile à contrôler. Seule celle qui maîtrise la magie sanglante peut s'opposer aux créatures et au mal du Seigneur Noir. Pourtant Elena n'est pas encore maîtresse de son pouvoir. Protégée par un guerrier sans âge et une bande de renégats, elle part en quête d'une cité perdue où, selon la prophétie un ouvrage mystique détient la clé de la défaite du Seigneur Noir.
Mais si celui-ci la trouve en premier, Elena deviendra son arme la plus terrible

Après quelques hésitations, je me suis enfin lancé dans la lecture de ce second tome. En effet, le premier ne m'avait ni suffisamment plu pour que j'enchaine la lecture immédiatement, ni suffisamment déplu au point de me faire arrêter la lecture de la série.

Dans l'ensemble, il ne diffère pas beaucoup du premier bien que de nouveaux personnages fassent leurs apparitions, enrichissant au passage la panoplie de créatures de contes de fées présente dans cette série avec des sirènes et des dragons.
Bien que les révélations au sujet d'Elena soient intéressantes, j'ai été un peu déçu de ne pas en apprendre d'avantage sur son adversaire, le Coeur Noir. Ok, c'est un vilain-méchant-pas-beau qui veut, à priori, dominer le monde et qui fait le mal, mais je trouve ça un peu léger.
Au contraire, je trouve que certaines particularités, bien détaillées elles, des Malegardes sont un peu trash pour un public jeune.

Toutefois, l'histoire, alternant entre les différents groupes (anciens personnages séparés et groupes de nouveaux personnages), est très fluide et se focalise un peu moins sur Elena, qui est loin d'être mon personnage favori.

Au final, bien que Les foudres de la sorcière soit plus intéressant que Le feu de la sorcière, il manque la petite touche qu'ont Gemmell et Bottero pour faire d'une histoire une grande épopée.
Je lira certainement la suite mais d'avantage par curiosité que par passion.


Une nouvelle fois, j'ai retrouvé encore une fois dans un livre de fantasy une référence à la célèbre réplique de l'Arme Fatale "Je suis trop vieux pour ces conneries". Comme la fois précédente, je ne sais pas s'il faut l'attribuer à l'auteur ou au traducteur.

jeudi 19 janvier 2012

Challenge Petit Bac 2012




C'est un challenge que j'ai découvert par hasard sur le blog de Petite Fleur.Il est organisé par Enna.
J'ai trouvé le concept intéressant (et pas trop contraignant) et n'ayant pas encore de challenge pour cette année, je me suis inscrit dans la foulée, sans avoir choisis un seul livre, ni même consulté ma PAL.

Le principe est très simple. Comme le jeu du petit bac, où il fallait trouver des mots correspondants aux catégories choisies, il faut choisir des livres dont le titre contient un mot correspondant aux catégories suivantes.

Prénom :
Carrie de Stephen King

Lieu géographique :
De la terre à la lune de Jules Vernes

Métier :
L'impératrice de la soie de José Frèches

Animal :
John Shannow, Le loup dans l'ombre de David Gemmell

Végétal :
La tulipe noire d'Alexandre Dumas 

Objet :
La pierre et le sabre d'Eiji Yoshikawa

Sport / Loisir : 
La joueuse de go de Shan Sa

Personne connue :  ???


Partie du corps :
Le sang de Fiona MacIntoch

Couleur :  Croc blanc de Jack London
 

Gros mot (optionnel) :
????


Voila ma liste enfin complète.

dimanche 8 janvier 2012

Les bannis et les proscrits, tome 1: Le feu de la Sor'cière





Par une nuit fatale à Alasea, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l'espoir, de préserver le bien. 
Cinq cents ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d'un pouvoir perdu depuis longtemps. 
Mais avant qu'elle puisse en saisir les implications, le Seigneur Noir lance ses hordes des ténèbres pour s'emparer de la magie embryonnaire qu'elle détient. Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible... mais aussi vers la compagnie d'alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux.




C'est le premier tome d'une série dont j’avais « entendu » le plus grand bien sur la toile et dont l'auteur ne m'étais pas inconnu, ayant également apprécié un autre de ses livres publié sous son autre pseudo James Rollins (L'ordre du dragon).


Je n’ai donc pas eu de surprises (bonnes comme mauvaise) en lisant ce roman. 
L’action y est très présente, prenant le pas sur les descriptions. Le résultat est donc fluide et rapide à lire mais risque de frustrer les adorateurs du style des Tolkien-like.


Ceci dit, les personnages sont intéressants, quoi qu'en nombre un peu important pour un seul livre
Ils forment un groupe de héros, classique en fantasy, composé de plusieurs races/classes (humain, immortel, sorcière, elfes, nymphes, nains, métamorphes, démons etc...). Pour peu, on se croirait dans un jeu vidéo.
J'ai eu une petite préférence pour les personnages de l'ogre, un rien plus original que les autres, et du loup, dont les moyens utilisés pour communiquer, des images mentales qu'il implante dans l'esprit de quelques membres du groupe, sont assez intéressantes.


Par contre, je n’ai pas du tout compris l’intérêt de coller des apostrophes un peu partout dans les mots liés à la fantasy: sor'cière, ensor'celé, n'ain, o'gres, el'phes, etc. Ça n'ajoute absolument aucune valeur au livre. Ça agace un peu au début, puis, au fil de la lecture, j'ai fini par ne même plus les voir.


Au final, c'est un lire de fantasy sympathique, peut être le prélude d'une grande saga, qui se laisse lire facilement.
Je lirai donc le second tome, nettement plus passionnant que ce tome selon l'avis de Ptitetrolle.