samedi 30 avril 2011

Les Dames du lac, tome 2 : Les brumes d'Avalon

de Marion Zimmer Bradley



La paix règne enfin sur la Grande-Bretagne, une paix encore bien fragile, mais vaillamment défendu par Arthur, armé d'Excalibur et le concours des chevaliers de la Table Ronde.
Cependant, les conflits religieux entre l'ancien culte et le Christianisme font toujours rage.
Seul un héritier donnerait au roi Arthur le pouvoir de consolider cette paix, héritier que Guenièvre ne semble pas pouvoir offrir à l'ile.
Mais déjà dans l'ombre, complots et trahisons germent.



J'espérai que le tome 2 allait un peu relever le niveau de cette série, mais hélas ce n'est pas le cas.
Pourtant, le roman possède certaines qualités.
Le style de Marion Zimmer Bradley est très plaisant, simple mais souvent assez poétique.
Comme dans le premier tome, j'attendais de ce livre qu'il nous donne le point de vue et le rôle caché des femmes dans cette épopée et ce livre comble mes attentes en ce point.
Cependant, l'histoire traine en longueur et se perd dans des complots politico-amoureux tissés autour des personnages principaux.


Arthur aime Guenièvre mais pousse Lancelot dans le lit conjugal afin que ce dernier compense ses supposés défaillances et donne un héritier au trône.
Morgane, afin de protéger son frère des rumeurs courant sur Lancelot et Guenièvre , manipule ce dernier afin qu'il se compromette avec Elaine et soit contraint de l'épouser.
Morgause complote un flagrant délit d'adultère afin qu'Arthur puisse répudier la reine et que Morded soit proclamé haut-roi.
Etc ...


En plus de cela, le personnage de Guenièvre est niai et exaspérant au possible.
Elle pousse Arthur à renier les anciennes croyances, en dépit des serments qui lui ont valu Excalibur (et donc la paix dans le royaume), puis, à la première difficulté rencontrée souhaite faire appel au don de Morgane.
De plus, ses échanges d'amoureux transis avec Lancelot, digne de collégiens presbytériens, sont déplorables (peut-être est-ce du à une mauvaise trad ?).



Seul le personnage de Morgane, plus profond et travaillé, ressort du livre.
Dernière représentante des anciennes croyances, elle se sent comme exclue à Camelot, où la nouvelle religion est de plus en plus présente.
De plus, Arthur se détourne de plus en plus des anciennes croyances allant jusqu'à faire enterrer Vivianne (désolé de balancer le morceau, mais, oui elle meure) en terre chrétienne.
Trahi par se pairs ayant orchestrés sa « rencontre » avec Arthur et n'ayant pas soutenu Viviane avant sa mort, elle ne sent plus non plus chez elle dans l'ile d'Avalon, où elle ne souhaite plus retourner.
En dépit de cela, et malgré des faiblesses humaines, elle œuvre au mieux pour ses convictions.


Le personnage d'Arthur est assez ambigu. Il proclame ouvertement son appartenance au Christianisme alors qu'il se bat avec une épée enchantée et c'est grâce à cette icône des anciennes croyances qu'il part à la recherche d'une icône du Christianisme : le Graal.



J'ai été un peu déçu par ce livre assez inégal et dont j'attendais peut être trop.
Mais bon, ce n'est peut être qu'une histoire de goût après tout.
Je ne pense pas que je lirais la suite, pourtant je suis assez tenté de lire une autre série du même auteur, peut être Ténébreuses.

4 commentaires:

  1. sans hesitation lis Tenebreuse! c'est LA serie, immense,de MZ Bradley et à juste titre! ses Dames d'Avallon ne sont que du "pipi de chat"

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  2. Salut,
    moi, j'ai bien aimé ce livre :)
    Ce n'est peut-être pas la meilleure que j'ai lu, et ce livre n'est peut-être pas le meilleur de la saga mais j'ai passé un très bon moment en le lisant !

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    1. Tu n'es pas la seule à en dire beaucoup de bien. Peut-être reprendrais-je la série plus tard.

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